Quels sont les transports écologiques du futur dans la Supply Chain ?

Les enjeux évoluent, la chaîne d’approvisionnement doit suivre le mouvement

À l’heure de la mondialisation, il est très facile de se procurer un produit venant de l’autre bout de la planète à un prix réduit. Mais l’envers de la médaille a un coût. Le transport de marchandises a sans conteste un impact majeur sur l’environnement. Les émissions de CO2 y sont pour beaucoup. Sont en cause notamment :

  • Des véhicules polluants ;
  • Un nombre de trajets important ;
  • Un manque d’optimisation des transports.

Pourtant, les attentes des clients ne sont pas des moindres. Ils souhaitent des délais de livraison toujours plus courts ainsi que des produits moins chers et de meilleure qualité.

Comment est-il alors possible de concilier la satisfaction client avec une chaîne d’approvisionnement verte ? La technologie évolue en ce sens et les transports écologiques du futur voient petit à petit le jour.

Des transports plus propres pour les longues distances

Si l’achat de matériaux locaux prend de l’ampleur dans les esprits et les gestes du quotidien, le transport de marchandises longue distance n’est pas prêt de disparaître.

En plus d’optimiser les conteneurs et les cargos pour qu’ils ne voyagent pas à moitié vide, le fret maritime met en place des actions pour réduire son empreinte carbone :

  • Diminution du taux de soufre dans le carburant utilisé ;
  • Baisse de la vitesse ;
  • Utilisation de biocarburants (huiles usagées, algues, résidus forestiers…) ;
  • Électrification des quais pour éviter aux navires de commerce de continuer de brûler du fioul une fois amarrés.

Sur terre, le milliardaire Elon Musk promet un train supersonique capable de se déplacer à plus de 1 000 km/h : l’Hyperloop. Ce projet pourrait bien révolutionner le transport de marchandises longue distance. L’Hyperloop est une capsule propulsée par un champ magnétique circulant dans un tube exempt d’air. Ainsi, aucun frottement ne ralentit le train. C’est un coût réduit en énergie et la garantie d’un transfert de marchandises en un temps record.

Des voitures autonomes pour les transports du futur de la Supply Chain

Les véhicules autonomes se positionnent comme une solution d’avenir pour les trajets en général, mais aussi pour les déplacements liés à la chaîne d’approvisionnement. Leurs atouts reposent principalement sur un moteur électrique non polluant et une fluidité de conduite entraînant une réduction des accélérations et des freinages intempestifs, très gourmands en énergie.

La démocratisation de ce moyen de transport vert a un impact à la fois sur les longues distances et sur la livraison du dernier kilomètre. Trains, navettes, camions, voitures, c’est un large panel de véhicules autonomes qui voit le jour progressivement.

Même les navires auront bientôt leur pilotage automatique. Deux projets de cargos électriques et autonomes sont ainsi en cours d’expérimentation. L’un est prévu d’être mis à flot en 2022 en Norvège, l’autre au Japon.

Des transports écologiques pour les trajets courts de la Supply Chain

Le coût environnemental de la logistique du dernier kilomètre est aujourd’hui bien connu. La livraison au destinataire final, même si l’adresse n’est qu’à 2 km de l’usine ou de l’entrepôt, génère beaucoup de pollution et est nocive pour la planète. Les émissions de CO2 dues à l’affluence des véhicules motorisés en centre-ville font du maillon final un maillon faible.

Le dernier kilomètre est donc un véritable défi écologique auquel la Green Supply Chain se doit de répondre. Pour pallier ce problème, de multiples transports du futur sont actuellement mis au point. Le but est d’alléger le trafic en ville et de lutter contre la pollution.

Bien entendu, les véhicules électriques et autonomes évoqués plus haut se positionnent comme une solution incontournable. D’ailleurs, les navettes autonomes commencent à voir le jour, chez Walmart, la chaîne d’hypermarchés américaine, par exemple. Mais ce ne sont pas les seules solutions écologiques possibles.

Pour ce qui est des petites distances et des colis légers, les drones s’imposent comme une alternative efficace et écologique. Dans les années à venir, il est fort probable de voir se développer des robots volants pouvant transporter des produits plus lourds et plus encombrants.

Mais les robots n’évoluent pas uniquement dans les airs. Les chariots autonomes font aussi progressivement leur apparition. Ces robots roulants dotés d’un GPS livrent les colis à leurs destinataires de façon totalement indépendante. Du fait de leur configuration, leur utilisation est plutôt réservée à la livraison en ville.

Dans le même ordre d’idée, des chariots suiveurs semi-autonomes secondent les livreurs lors de leurs tournées. Plutôt que d’utiliser une voiture, ces derniers peuvent se déplacer à pied, suivis de leur assistant. Ces robots fonctionnant avec une batterie électrique participent à la réduction des gaz à effets de serre, mais aussi à la diminution des nuisances sonores dans les villes.

Une gestion des transports plus intelligente pour une chaîne d’approvisionnement plus verte

Pour que les transports du futur soient plus écologiques, les innovations technologiques des véhicules ne suffisent pas. Il faut aller plus loin et se soucier de leurs trajets. Que manquerait-il à une navette électrique, autonome, sans aucune émission de CO2 ? Un parcours bien pensé et optimisé.

C’est en cela que les logiciels de gestion, de planning et d’analyse d’expédition tiennent une place importante. Les chargements se font en fonction de l’itinéraire et des arrêts prévus. L’organisation des marchandises est, elle aussi, calculée pour être optimisée : les premiers articles à livrer sont ainsi chargés en dernier et inversement. La vitesse de livraison est alors accrue.

L’optimisation des transports complète celle des entrepôts intelligents, qui en est la première étape.

L’écologie au cœur des moyens de transport de 2050

Les enjeux d’aujourd’hui ne sont plus les mêmes qu’il y a 30 ans. Ces dernières années ont vu émerger des solutions de transport innovantes qui laissent entrevoir un avenir plus vert. Grâce à ces avancées significatives, ce qui n’est à l’heure actuelle que les prémices d’une révolution technologique deviendra un système ultra-perfectionné d’ici 2050. Viendront également s’y ajouter de nouvelles possibilités. La robotique et l’intelligence artificielle font partie intégrante de cette évolution.

Sur la route d’un mode de consommation, de production et d’approvisionnement plus écologique, la Supply Chain doit évoluer et s’adapter. C’est en contribuant chacun à son échelle à ce projet commun que l’avenir pourra être plus vert.

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Pourquoi faut-il mener une politique d’achats responsables ?

Quelle est la définition d’un achat responsable ?

Pour les entreprises, un approvisionnement responsable consiste à intégrer et à respecter les engagements RSE  tout au long du processus d’achat et lors des prises de décision. Cela requiert une implication forte de l’ensemble des parties prenantes, qui doivent toutes être soucieuses de leur impact sur l’environnement.

Déployer une stratégie d’achat responsable nécessite donc de repenser ses besoins et ses sources d’approvisionnement en intégrant ces 3 principaux critères :

  • L’environnement : réduction des gaz à effet de serre, préservation des ressources, performances énergétiques, traitement des déchets, produits éco-conçus ;
  • L’éthique sociale et la transparence : respect des Droits de l’Homme et des conditions de travail, inclusion, insertion et diversité ;
  • L’économie : réduction des risques, performance produit, maîtrise des coûts et des délais.

Face à la concurrence, les achats responsables offrent une réelle opportunité de différenciation aux entreprises et contribuent à stimuler l’innovation.

Publié en prolongement de la norme ISO 26000, le référentiel international ISO 20400 décrit les bonnes pratiques de l’achat responsable, aussi appelé achat éco-responsable.

Par ailleurs, le site communautaire Procurement Leaders donne quatre bonnes raisons de tracer l’ensemble de ses activités, en précisant que l’impératif stratégique de systématiser les achats responsables ne peut être envisagé qu’à deux conditions : réduire le panel de fournisseurs et recourir aux ressources digitales.

Les règles sont de plus en plus contraignantes

Le jeu se durcit chaque année sous l’effet de l’accumulation de législations. Si les 10 principes du Global Compact[1] ne s’imposent qu’aux organisations qui en signent la charte, des règles beaucoup plus impératives ont fleuri sur chacun des continents. La loi fédérale américaine punissant la corruption d’agents publics à l’étranger (US Foreign Corrupt Practices Act) et le règlement européen fixant les obligations en matière de RSE (EU CSR Reporting Duty) sont deux exemples du maillage serré qui encadre les comportements des sociétés dans le monde.

Ces régulations ont en commun d’étendre la responsabilité des grands donneurs d’ordre à leurs fournisseurs et sous-traitants.

Les consommateurs finaux sont toujours plus engagés et concernés

Une usine qui ne remplit pas ses devoirs en matière de droits humains dans un pays étranger, un sous-traitant peu regardant sur le respect de l’environnement et c’est la réputation de toute l’entreprise qui est mise à mal. Aujourd’hui, un écart de conduite d’un des éléments de la chaîne de valeur, répercuté sur les réseaux sociaux, induit un rejet immédiat de la part des consommateurs. Acheter responsable et être capable de le prouver contribue à renforcer son image de marque, à fidéliser ses clients et à en attirer de nouveaux.

D’après une récente étude sur la consommation durable publiée par Think with Google, 82 % des consommateurs affirment accorder plus d’importance au développement durable depuis la crise sanitaire. De même, 78 % des personnes interrogées estiment que les grandes entreprises ont leur rôle à jouer. Autant de données qui soulignent l’enjeu des politiques RSE et l’intérêt croissant des consommateurs pour les marques durables.

À titre d’exemple et face à l’accélération des achats en ligne, 30 % des Français et des Britanniques se disent préoccupés par le recyclage des emballages. En Allemagne, ils sont 25 %. Encore une fois, la transparence et l’engagement environnemental sont des leviers de performance qu’il ne faut pas hésiter à utiliser.

Choisir un panel réduit de fournisseurs respectueux est économique

La méthode traditionnelle d’audit de ses fournisseurs est consommatrice de trop de ressources pour évaluer correctement des milliers de fournisseurs sur la base des nombreux indicateurs RSE. Cette évaluation n’est pas à la portée des petites et moyennes entreprises. Il ne reste aux organisations attentives à leur réputation et engagées dans les achats responsables qu’à sélectionner un nombre réduit de partenaires partageant les mêmes valeurs. L’objectif est alors d’éviter d’introduire dans leur chaîne de valeur des produits ou des services entachés par des comportements non respectueux. Comme évoqué plus haut, les conséquences seraient très préjudiciables pour les entreprises.

La technologie est efficace pour renforcer la solidité de la chaîne RSE

La digitalisation de la chaîne d’approvisionnement donne les moyens de systématiser la détection de comportements non conformes par rapport à l’éthique des affaires, au respect des droits humains ou à la préservation de l’environnement.

L’identification des risques associés à chaque fournisseur permet aux entreprises de prendre rapidement les décisions qui s’imposent pour écarter les acteurs les moins scrupuleux et, ainsi, se protéger des répercussions.

À l’inverse, la même technologie appliquée aux fournisseurs les plus engagés renforce les liens de proximité au sein de l’écosystème. Les valeurs partagées et la cohérence des comportements doivent véritablement inspirer l’action des acheteurs.

Toutes les formes d’organisation sont impliquées dans la construction d’une stratégie d’achats durables. Collectivités, entreprises de services et du secteur industriel ont chacune leur petite révolution à accomplir. Mais qui ne signerait pas pour une stratégie durable performante dans un environnement si incertain ?

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[1] Le Global Compact des Nations Unies est la plus importante initiative internationale d’engagement volontaire en matière de développement durable, regroupant plus de 12 000 participants dans 170 pays.

Quels sont les bénéfices du Made in Europe pour l’entreprise et les clients ?

Quels sont les bénéfices du Made in Europe pour l’entreprise ?

Implanter son entreprise au sein de l’Union européenne apporte un certain nombre d’avantages, notamment la libre circulation des biens et des personnes, les facilités économiques ou encore le développement de la RSE.

L’Union européenne et la libre circulation des biens et personnes

L’une des mesures les plus emblématiques de l’UE, c’est la libre circulation des biens et des personnes. Cet accord passé entre les États membres permet aux entreprises et à leurs collaborateurs de passer les frontières beaucoup plus simplement que dans le cas d’autres pays qui n’en font pas partie.

De cette manière, les entreprises peuvent plus facilement commercer entre elles d’un pays à l’autre sans subir, ou très peu, de contrôle aux frontières. Cet approvisionnement local auprès de fournisseurs établis dans un autre pays de l’union occasionne un véritable gain de temps et une fluidité des échanges.

L’Union européenne et les facilités économiques

L’UE offre de nombreuses facilités économiques à ses pays membres et donc aux entreprises qui y sont domiciliées. Hormis la libre circulation, les entreprises européennes peuvent profiter d’un choix de parties prenantes beaucoup plus vaste. Elles sont notamment à même de sélectionner les fournisseurs qui répondent le mieux à leurs besoins, sans avoir à prendre en compte leur nationalité et les potentielles contraintes induites.

Au sein du service des achats, les entreprises peuvent opter pour des fournisseurs au niveau européen, présentant des conditions de travail satisfaisantes et des produits de qualité. En effet, ces fournisseurs sont soumis aux mêmes réglementations et politiques que les autres entreprises de l’UE. Les entreprises peuvent ainsi connaître avec certitude la provenance et la manière de travailler de leurs fournisseurs.

En plus de la confiance que l’entreprise peut accorder à ses fournisseurs concernant la qualité et les délais de livraison, faire fabriquer ses produits au sein de l’UE lui permet également de rationaliser ses achats indirects (fournitures de bureau, emballage, hygiène, équipement et protection…) en fonction de normes européennes. En faisant ce choix, l’entreprise peut faire de réelles économies en termes d’achats.

Outre les gains de marge brute que les entreprises réalisent en prenant cette décision de rationaliser leurs achats indirects, elles bénéficient également d’autres avantages tels que :

  • Une meilleure transparence ;
  • Un contrôle plus facile de la qualité/prix ;
  • Une sécurisation des approvisionnements…

Autant d’atouts qui permettent à l’entreprise d’être plus pérenne, de certifier les délais de livraison de ses marchandises tout en ayant davantage confiance en ses fournisseurs et en la qualité des composants mis à sa disposition.

Manutan a fait le choix de la rationalisation des achats indirects et vous partage ses bonnes pratiques.

L’Union européenne et la RSE

Le Made in Europe est également gage d’un certain niveau de RSE que les entreprises doivent mettre en place, car l’UE s’engage au niveau social et environnemental. En effet, étant la plus grande union entre États au monde, elle a le pouvoir de faire changer les choses, d’autant plus que ses membres ont saisi l’importance des défis planétaires que sont le développement durable et l’écologie pour l’avenir de tous. Elle a donc mis en place des normes auxquelles les entreprises doivent se plier.

À titre d’exemple, le label Responsibility Europe, créé en 2021, a pour but d’offrir une portée européenne, voire internationale, aux entreprises labellisées RSE au niveau national en les fédérant autour d’une certification commune. L’objectif est ici de donner une identité européenne à la RSE.

Ce label s’impose ainsi comme une opportunité pour les entreprises déjà engagées dans la RSE tout en constituant un gage supplémentaire de qualité, d’engagement et de transparence pour les clients. Un nombre croissant de consommateurs souhaitent d’ailleurs consommer plus responsable et se tournent vers des marques qui agissent au quotidien en faveur du bien-être social et environnemental.

Quels sont les bénéfices du Made in Europe pour les clients ?

Le Made in Europe présente de réels avantages pour les clients. Avec cette certification, ils ont accès à davantage de transparence concernant les produits qu’ils achètent et ce qui les entoure (composition, conception, qualité, etc.). En effet, puisque les entreprises qui ont opté pour le Made in Europe sont toutes soumises aux mêmes politiques et réglementations, les produits qu’ils commercialisent au sein de l’UE affichent le même niveau de conformité.

L’établissement de normes de qualité et de sécurité et leur respect par les entreprises font augmenter la confiance que les consommateurs leur témoignent. Un choix gagnant-gagnant qui améliore l’image des entreprises tout en garantissant un certain standard pour les clients.

L’Union européenne apporte de nombreux bénéfices à la fois aux entreprises et à leurs clients, car elle a mis en œuvre des normes et réglementations partagées par tous les États membres. Plus qu’un gage de qualité et de conformité, ce sont des standards économiques, de libre circulation et de RSE qui ont été mis en place pour faciliter les échanges et le commerce entre les pays au sein de l’UE.

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[1] Objectifs et valeurs (europa.eu)

Les 5 critères RSE pour choisir un fournisseur engagé

Critère n° 1 – La gestion environnementale de son activité

Seule, impossible pour une entreprise d’avoir un effet significatif sur l’environnement. Ensemble, il est possible d’agir pour la planète. Chacun à son niveau est acteur : le consommateur, lorsqu’il opte pour des produits durables, mais aussi l’entreprise lorsqu’elle favorise des partenariats éco-responsables.

L’économie circulaire est un incontournable de l’achat responsable. Elle suppose une collaboration plus forte entre donneurs d’ordre et fournisseurs. C’est une stratégie gagnant-gagnant, car elle est basée sur le partage de valeurs environnementales communes. En choisissant un prestataire allant dans la même direction que vous, vous avancerez ensemble vers des pratiques plus durables.

Un fournisseur responsable prend ses décisions en pesant leur impact sur l’environnement. Son offre se caractérise par les éléments suivants :

  • Des produits éco-labellisés (Ecolabel, Ecosert…) ;
  • La vente de produits de seconde main ;
  • La valorisation de ses retours produits ;
  • La gestion responsable de ses déchets ;
  • L’amélioration de son efficacité énergétique ;
  • La réduction de ses émissions de gaz à effet de serre.

Ces actions menées en faveur du développement durable peuvent s’inscrire dans une charte RSE garantissant une politique d’achats responsables pour chaque fournisseur.

Critère n° 2 – La dimension éthique de son entreprise

L’éthique va au-delà des obligations morales d’une organisation. Elle englobe la manière dont celle-ci interagit tant en interne qu’en externe. Cette notion est indissociable de la RSE, c’est le cœur même de la mise en œuvre d’une stratégie responsable. Elle s’accompagne de l’établissement de règles promouvant les pratiques éthiques. L’humain et le respect tiennent une place centrale dans cette politique d’entreprise. En choisissant un fournisseur ayant ces valeurs ancrées dans son ADN, vous vous garantissez une base de collaboration solide.

Comment s’assurer qu’une entreprise respecte les fondamentaux de l’éthique ? La loyauté est une valeur clé dans les relations commerciales. D’ailleurs, la norme ISO 26000 la prend en compte. Voici les questions à vous poser :

  • Votre fournisseur offre-t-il une communication transparente ?
  • A-t-il déjà été impliqué dans des accusations de corruption ?
  • Respecte-t-il les règles en matière de concurrence ?

L’adhésion au Global Compact des Nations Unies atteste de l’engagement de vos fournisseurs dans la lutte contre la corruption, mais aussi de leurs actions pour respecter et promouvoir les droits de l’Homme.

Critère n° 3 – La place de la diversité et de l’inclusion dans sa gestion RH

Pour rester en accord avec vos valeurs sociales, choisissez des fournisseurs qui les partagent. L’inclusion et la diversité font partie des bases d’une démarche RSE. Ainsi, voici quatre éléments à vérifier avant de vous engager dans une relation commerciale.

La parité homme-femme

L’égalité professionnelle femmes-hommes fait partie des priorités de la Commission européenne. Les États membres encouragent les managers à garantir cette parité des genres. Des objectifs à atteindre d’ici 2025 ont ainsi été fixés et des mesures contraignantes ont été mises en place pour y parvenir, notamment en matière de transparence salariale.

L’intégration de personnes en situation de handicap

Pour vous assurer de l’engagement de vos fournisseurs, étudiez avec soin le degré d’inclusion des personnes en situation de handicap dans leur structure. Ont-ils publié le taux de travailleurs handicapés  parmi leurs effectifs ? Une communication transparente apporte du crédit aux actions qu’ils mènent dans ce sens.

L’absence de discrimination

La diversité est également l’une des forces de la politique RSE. Elle passe par un recrutement sans discrimination (genre, origines, religion, orientation sexuelle, etc.). Cette intelligence collective associée à celle de vos équipes renforce votre responsabilité sociale et sociétale.

La formation et l’accès à l’emploi des jeunes

L’inclusion de jeunes est un levier de performance indéniable dans la stratégie RSE. Mais vos fournisseurs sont-ils de cet avis ? Recrutent-ils des alternants et de jeunes diplômés ? En choisissant une entreprise engagée dans l’inclusion des juniors, vous vous assurez de travailler avec une équipe dynamique, prête à s’adapter au marché de demain.

Critère n° 4 – Le respect et la promotion des droits de l’Homme

Le respect des droits de l’Homme va plus loin que la simple application des obligations légales. La mise en place d’actions pour le bien-être et la protection des collaborateurs est signe d’un intérêt sincère. Il s’agit d’un fondamental de la démarche RSE, car chaque entreprise a un impact social et sociétal significatif. La résultante première d’une telle stratégie est l’augmentation de la productivité. Des équipes épanouies sont beaucoup plus investies dans leur activité. Chaque année, le site Great Place to Work établit le classement des entreprises où il fait bon travailler. Choisir des fournisseurs plaçant l’humain au centre de leurs valeurs vous garantit une collaboration agréable.

Le respect des droits d’Homme peut être identifié à différentes étapes de la chaîne de production ou d’approvisionnement. En échangeant avec vos potentiels fournisseurs, vous pouvez détecter les principaux risques de violation de ces droits. Par exemple, quels sont ses sous-traitants et leurs lieux d’implantation géographique ? Une étude ciblée permet de repérer des pratiques qui enfreignent les règles de sécurité ou le recours au travail des enfants. Une communication transparente vous aidera à déterminer la qualité de la politique RSE menée par chaque prestataire.

Critère n° 5 – La certification de sa politique engagée

La certification EcoVadis évalue la performance RSE des entreprises. C’est une référence reconnue à l’international. Cette évaluation est fiable, car elle intègre un processus de suivi continu. EcoVadis propose un accompagnement pour que chaque entreprise puisse atteindre ses objectifs RSE. L’inclure dans vos critères de sélection lors de vos appels d’offres vous permettra d’identifier les prestataires engagés et dignes de confiance.

Les normes ISO 26000 et ISO 20400 sont incontournables pour le développement des achats responsables. La norme ISO 26000 est un standard international qui définit les grandes lignes d’une politique RSE. Elle reprend les quatre premiers critères mentionnés dans cet article. Dans son prolongement, la norme ISO 20400 atteste la mise en place d’une stratégie d’achats responsables. Elle encourage les entreprises à impliquer leurs fournisseurs au-delà du rang 1. Le respect de ces normes est déterminant dans le choix de vos futurs prestataires.

En vous fondant sur les éléments les plus concrets et objectifs possible lors de vos appels d’offres, vous êtes certain de prendre une décision éclairée. Vous pourrez ensuite intégrer ces critères RSE dans vos contrats. C’est un partenariat gagnant-gagnant entre donneur d’ordre et fournisseurs. Grâce à un souci commun pour le développement durable, les valeurs éthiques et le respect des droits de l’Homme, ensemble, vous aurez un impact significatif sur la mise en place de pratiques plus responsables.

Découvrez notre vision de l’achat responsable en téléchargeant notre livre blanc « Politique d’achat et RSE » ou téléchargez notre infographie « Sécuriser mon approvisionnement durable en 5 étapes ».

Savin’side®, la méthode pour optimiser vos achats de classe C

L’enjeu des achats de classe C

Selon la loi de Pareto, aussi intitulée loi des 20-80, les achats de classe C (ou achats indirects) représentent 5 % des dépenses totales d’une entreprise mais totalisent 50 % du nombre total de segments d’achats.

Si l’on applique la matrice de Kraljic en croisant l’enjeu financier, qui reste relativement faible sur cette catégorie d’achats, avec le niveau de risque global, les achats de classe C peuvent alors être classés en deux sous-catégories : les achats simples (qui présentent un risque faible) et/ou les achats critiques (qui comportent un risque important).

Dès lors, deux grands enjeux se dessinent autour des achats de classe C, auxquels il convient d’appliquer une stratégie adaptée :

  • Tout d’abord, il s’agit de la maîtrise des coûts totaux d’acquisition (TCO) de ces achats. En effet, la gestion des achats de classe C renferme jusqu’à 70 % des coûts cachés[2]. Ces coûts sont liés à la multiplicité des fournisseurs, aux achats hors processus, aux processus défaillants, à la gestion des erreurs et retours, etc.
  • En parallèle, les services achats doivent porter leur attention sur la sécurisation, tout particulièrement quand il est question d’achats critiques. Pour ce faire, elles doivent s’appuyer sur des fournisseurs en mesure de garantir la qualité et l’origine des produits, le respect des normes et des réglementations, etc.

Savin’side®, une méthode « Lean-Agile » pour optimiser ses achats de classe C

Le groupe Manutan a créé une méthode pour accompagner ses clients Grands Comptes dans l’optimisation des achats de classe C. Développée par des acheteurs pour des acheteurs, Savin’side® s’appuie sur l’analyse des données, une approche Lean et un cadre méthodologique agile.

Cette stratégie vise à mieux maîtriser les coûts totaux d’acquisition, et ainsi à améliorer la gestion de cette typologie d’achats, à travers six leviers d’optimisation :

La rationalisation du portefeuille fournisseurs

Parce que les achats de classe C concentrent jusqu’à 75 % des fournisseurs[3], ils engendrent d’importants coûts administratifs. Il s’agit des coûts de gestion des fournisseurs (évalués en moyenne à 1 000 €/fournisseur/an) et des coûts transactionnels. C’est pourquoi il convient de réduire la taille du portfolio de fournisseurs en remplaçant certains fournisseurs (représentant de faibles dépenses annuelles ou couvrant un périmètre local par exemple) par un distributeur unique proposant une large offre de références.

L’optimisation de la sélection de produits

Les clients internes sont rarement guidés dans leurs choix en matière d’achats de classe C. Cela aboutit généralement à l’achat de produits haut de gamme, c’est-à-dire de grande qualité, d’une marque à (forte) notoriété et à prix élevé. Cependant, ce n’est pas toujours pertinent quand il est question d’achats simples, et cela engendre des coûts directs. L’idée est donc d’optimiser la sélection de produits en s’assurant qu’ils répondent aux besoins fonctionnels des clients internes, de manière à éviter ce phénomène de sur-qualité.

La digitalisation des transactions

Quand on sait que les achats de classe C totalisent 60 % du volume de commandes[4], il semble impératif d’en optimiser le processus transactionnel. Pour cela, les services achats peuvent commencer par dématérialiser le processus Procure-to-Pay, depuis le choix du produit jusqu’à la facturation. En plus d’améliorer l’efficacité au sein de l’entreprise, cette stratégie permet de générer des économies financières et des bénéfices environnementaux.

L’optimisation logistique

La multiplicité de fournisseurs et de commandes entraîne un grand nombre de livraisons, mobilisant différents collaborateurs de l’entreprise (sécurité, flux entrants, magasiniers…) sans réelle valeur ajoutée. Pour booster la productivité de chacun, les directions achats peuvent améliorer les processus de livraison et de mise à disposition des produits aux utilisateurs à travers différents services : livraisons personnalisées ou cadencées, distributeurs automatiques industriels, etc.

Déploiement de l’accord-cadre

Lorsque les politiques achats ne sont pas correctement respectées dans une entreprise, cela engendre une perte financière directe et la multiplication des achats sauvages. Les directions achats doivent s’assurer que les avantages négociés dans le contrat avec un fournisseur sont pleinement exploités par l’ensemble des sites de leur entreprise et sensibiliser les clients internes si besoin (visite des sites, campagne marketing…).

Le pilotage de la qualité

La non-qualité est disséminée partout dans l’entreprise, alourdissant la gestion des achats. C’est pourquoi il est capital de résoudre les causes racines des dysfonctionnements identifiés pour ainsi améliorer le taux de service.

Alors que l’efficacité opérationnelle et la réduction des coûts comptent parmi les priorités des directions achats, l’optimisation des achats de classe C représente un formidable levier d’action. Une telle stratégie fait écho au Lean Procurement : traquer les « gaspillages » de façon continue pour créer de la valeur.

Téléchargez notre livre blanc “Lean procurement et création de valeur”.

[1] [2] [3] [4] Source : groupe Manutan

Comment mettre en place une gestion des déchets performante en entreprise ?

Gestion des déchets en entreprise : quelle est la réglementation en vigueur ?

D’après la directive 2008/98/CE du Parlement européen et du Conseil du 19 novembre 2008, « toute substance ou tout objet dont le détenteur se défait ou dont il a l’intention ou l’obligation de se défaire » est considéré comme un déchet.

Cette législation classe les déchets selon une hiérarchie (prévention, réemploi, recyclage, valorisation à d’autres fins, élimination) qui pose une base sur laquelle les entreprises peuvent bâtir leur politique de gestion des déchets.

Celles-ci doivent ainsi s’engager à gérer leurs déchets « sans créer de risque pour l’eau, l’air, le sol, la faune ou la flore, sans provoquer de nuisances sonores ou olfactives, ou sans porter atteinte aux paysages et aux sites présentant un intérêt particulier ». Tous les secteurs sont concernés (restauration, bureaux privés, chantiers, établissements publics, commerces…).

La directive prévoit également que les entreprises « [procèdent] [elles]-mêmes [au] traitement [de leurs déchets] ou [qu’elles le fassent] faire par un exploitant reconnu officiellement ». Il est par ailleurs de la responsabilité des entreprises de trier les déchets qu’elles génèrent en fonction de leur nature.

Qu’elles se chargent elles-mêmes du traitement ou qu’elles délèguent cette tâche à une prestataire, il convient que les matières soient traitées dans le réseau adéquat et que le suivi des expéditions soit enregistré.

Ces mesures s’appliquent à la fois aux déchets issus de l’activité des collaborateurs et à ceux générés sur place lors de la production.

Comment organiser la gestion des déchets en entreprise ?

La chaîne de suivi des déchets est composée de deux maillons : le management interne et externe.

5 étapes pour une gestion des déchets efficace

Mettre en place une démarche optimale pour gérer ses déchets en entreprise peut se faire en 5 phases.

1 – Faire l’état des lieux

Au moment de dresser l’état des lieux, il convient de se poser un certain nombre de questions concernant les déchets générés par l’entreprise :

  • Quelle est la quantité de déchets produite ?
  • De quelle nature sont ces déchets ?
  • Sont-ils recyclables ? Réutilisables ? Dangereux ?
  • Peuvent-ils être réduits ?

Clarisse Chang, analyste RSE senior chez EcoVadis[1], indique : « Il peut être intéressant de se comparer aux autres entreprises de son secteur pour identifier sa performance relative, et affiner ses objectifs. »

Une fois l’analyse de la situation faite, une politique de gestion des déchets peut être mise en place.

2 – Établir la stratégie de traitement des déchets

Le plan d’action se compose de plusieurs catégories qui peuvent répondre aux problématiques suivantes :

  • Quels déchets peuvent être réutilisés, recyclés, réduits et éliminés ?
  • Peuvent-ils entrer dans un processus de valorisation et créer de nouveaux produits ?
  • Peuvent-ils être transformés pour générer une source énergétique ?
  • Comment les gérer en interne et en externe ?
  • À quelle société faire appel pour la collecte ?
  • Où placer les conteneurs de recyclage pour une utilisation simplifiée ?
  • Comment communiquer pour que toutes les parties prenantes se sentent investies ?

Tout en gardant en tête que le meilleur déchet est celui que l’on ne produit pas, l’entreprise doit réfléchir à une stratégie dont la mise en place lui permettra de limiter au maximum son impact.

3 – Choisir le bon prestataire

Selon les besoins de l’entreprise, un prestataire externe peut être plus à même de fournir les services adaptés. Pour faire le bon choix, il convient de se poser quelques questions, notamment :

  • Le prestataire doit-il uniquement fournir le matériel pour le tri ? Si oui, la collecte sera alors réalisée par un autre intervenant ou par une société de nettoyage.
  • Doit-il s’occuper de la collecte des déchets une fois ceux-ci transférés dans les bacs centralisés ?
  • Intervient-il directement dans la collecte des déchets dans les boxes de tri ?

4 – Maîtriser les coûts

Les coûts relatifs à la gestion des déchets ne concernent pas uniquement le tarif du prestataire externe. Sont également à prendre en compte :

  • Le matériel de stockage acheté ou loué ;
  • La fréquence de collecte ;
  • La méthode de traitement des déchets…

La tarification varie en fonction des services requis. L’entreprise devra donc gérer son budget au regard de la prestation dont elle a besoin.

5 – Mettre en place la gestion des déchets

Les besoins ont été identifiés, le prestataire a été choisi, le budget a été alloué… Il reste alors à passer à l’action ! Après l’établissement de la politique de traitement des déchets et la signature du contrat avec le prestataire sélectionné, il reste toutefois à faire circuler l’information de façon claire au sein de l’entreprise.

Bien gérer ses déchets en entreprise : une implication de tous

Afin que la stratégie soit respectée, chacun doit comprendre les tenants et les aboutissants de la stratégie de gestion des déchets au sein de l’entreprise. Cela passe par la nécessité d’éduquer les collaborateurs.

Pour ce faire, de nombreuses actions peuvent être mises en place, comme :

  • Une communication par e-mail ;
  • Un affichage clair sur les boxes de recyclage ;
  • Des formations ;
  • Des activités ludiques pour motiver les employés à participer ;
  • La création d’un guide spécial « Comment bien trier mes déchets au bureau ».

Une intervention externe neutre, telle que la notation EcoVadis, peut aider à faire passer les messages en interne, comme le précise Clarisse Chang :

« [Cette] notation étant externe, elle offre une neutralité utile pour communiquer en interne, et mobiliser les collaborateurs autour de la démarche de réduction des déchets. »

La relation acheteurs-fournisseurs évolue vers un engagement commun

La fonction achats doit s’assurer que ses fournisseurs respectent les normes écologiques. Ces deux partenaires doivent travailler conjointement, en vue de proposer des améliorations progressives en faveur de l’environnement.

La gestion des déchets en entreprise est un cercle vertueux, comme l’explique Clarisse Chang :

« Vous êtes légitime pour demander à vos fournisseurs de faire de même, car leur score [EcoVadis] impacte le vôtre, ainsi que celui de vos clients. […] La gestion des déchets devient alors synergique, et génère un cercle vertueux inter-entreprises. »

L’entreprise qui décide de faire évaluer ses performances en matière de développement durable se voit notée, entre autres, sur ses achats. Si ce n’était pas déjà le cas, elle privilégiera dès lors des fournisseurs responsables, car leur impact écologique influe nécessairement sur celui de l’entreprise.

C’est une vraie collaboration qui se tisse entre acheteurs et fournisseurs. Ce qui, par le passé, n’était qu’une simple transaction se transforme aujourd’hui en un travail d’équipe où chaque intervenant joue un rôle majeur. L’un remet en question l’autre, les propositions de l’un font naître de nouvelles idées chez l’autre : quelles matières privilégier ? Y a-t-il possibilité de valorisation énergétique ? Etc.

Comme le dit le proverbe, « Tout seul, on va plus vite. Ensemble, on va plus loin ».

Pour développer une politique d’achats responsable, téléchargez notre livre blanc « Politique d’achats et RSE ».

[1] Service d’évaluation et de notation de la performance RSE et développement durable des entreprises à l’échelle internationale

Directeur achats : fiche métier

Quels sont les missions d’un directeur des achats ?

Le rôle du responsable des achats est de définir et de mettre en œuvre la stratégie et la politique achats, en accord avec l’environnement et les besoins de l’entreprise.

La mission d’un responsable d’achats implique ainsi de mobiliser ses compétences pour le développement de l’entreprise, notamment à travers la maîtrise des dépenses.

Ainsi, un directeur des achats remplit cinq missions principales :

  • Définir la stratégie et la politique achats : échanger avec la direction générale pour s’adapter aux objectifs stratégiques, réaliser une veille économique, recueillir les besoins des différents services…
  • Manager le service achats : optimiser son organisation, recruter de nouveaux talents, animer et former son équipe…
  • Participer aux négociations : accompagner ses équipes sur les dossiers sensibles ou stratégiques, suivre les accords-cadres…
  • Piloter les projets achats : assurer un suivi par jalons, mettre en place les processus et outils…
  • Suivre les fournisseurs et les performances achats : élaborer un cahier des charges, définir les indicateurs clés de performance, observer l’ensemble des coûts et du budget achats, réaliser un reporting régulier…

Tout au long de sa carrière, le directeur des achats poursuit sa recherche de produits ou de services de qualité au meilleur prix. Fin négociateur, son rôle est de conclure des partenariats avec des fournisseurs respectant leurs engagements (délais de livraison, démarche RSE, rapport qualité/prix…).

Il arrive que les missions du directeur des achats évoluent en fonction des besoins, mais aussi du secteur d’activité de l’entreprise. Son champ d’intervention s’élargit, touchant alors l’approvisionnement, la logistique, voire le marketing dans certains cas. Le métier de responsable des achats s’oriente de plus en plus vers la création de valeur, notamment à travers la recherche de solutions innovantes et la prise en compte des critères environnementaux.

Quelles sont les compétences d’un directeur achats ?

Comme pour tout métier, un directeur achats doit combiner savoir-faire et savoir-être. Les compétences attendues d’un directeur des achats sont donc variées.

En matière de savoir-faire, le responsable des achats doit maîtriser :

  • Les techniques commerciales et de négociation ;
  • Les outils et solutions de gestion des achats sur le marché comme l’e-procurement ou l’e-sourcing ;
  • L’environnement de l’entreprise : secteur d’activité, métiers, contraintes économiques et d’organisation, produits et services nécessaires à la production et au bon fonctionnement ;
  • Les connaissances juridiques essentielles : droit commercial, réglementation des douanes, du transport de marchandises, etc. ;
  • La culture économique ainsi que l’actualité nationale et internationale ;
  • La gestion de projets et les procédures d’appels d’offres ;
  • Une ou plusieurs langue(s) étrangère(s), notamment l’anglais.

En matière de savoir-être, le directeur achats doit faire preuve de :

  • Charisme et d’aptitudes relationnels pour collaborer avec ses équipes, les autres services de l’entreprise, les fournisseurs et la direction générale ;
  • Résistance au stress et ténacité, notamment pour le cas de négociations stratégiques ;
  • Écoute active pour comprendre les besoins de ses nombreux interlocuteurs ;
  • Créativité pour concevoir de nouveaux leviers d’optimisation ;
  • Recul et vision globale pour orienter sa stratégie sur le long terme ;
  • Autonomie et adaptabilité pour optimiser ses relations avec les différents partenaires.

Quelle formation pour devenir directeur des achats ?

Les compétences dont il faut faire preuve pour devenir directeur achats s’acquièrent grâce au suivi d’une formation initiale, d’années d’expérience et de mises à niveau régulières.

Pour accéder au poste de responsable des achats, il convient d’être un cadre confirmé bénéficiant d’une dizaine d’années d’expérience professionnelle dans les achats, mais aussi de détenir le diplôme adéquat, généralement de niveau Master.

Pour devenir les directeurs des achats de demain, les étudiants peuvent passer par une école de commerce, une école d’ingénieurs généraliste ou spécialisée. Un Master en management, en économie ou en gestion des achats permet également de gagner en compétences et, ainsi, de disposer des connaissances nécessaires pour exercer ce métier à responsabilités.

Dans le cadre de sa formation, le futur responsable des achats apprend à appréhender l’ensemble des marchés au niveau mondial. Le développement des compétences digitales est également bien ancré. Une fois diplômé, il maîtrise la chaîne de valeur dans un environnement soumis à une accélération continue.

Quel est le salaire d’un directeur des achats ?

Pour un directeur des achats, le salaire annuel moyen s’évalue à environ 105 000 € (£40,000 – £50,000 en Grande-Bretagne). Bien entendu, cela varie selon son niveau d’expérience dans le métier, l’entreprise pour laquelle il travaille et le salaire moyen en vigueur dans le pays où il se trouve.

En général, le responsable des achats est employé par un grand groupe. Les entreprises de plus de 500 salariés recrutent également des profils pour endosser ce type de responsabilité. De plus en plus recherchées, ses compétences lui ouvrent de nombreuses portes. Ainsi, un directeur des achats peut aussi bien travailler dans le secteur de l’automobile ou de la grande distribution que des télécommunications.

Dans ses premières années en poste, ce professionnel peut toucher entre 60 000 et 70 000 € brut par an. Lorsqu’il est senior, c’est-à-dire qu’il dispose de plus de huit années d’expérience, ou qu’il travaille dans certains secteurs d’activité, le directeur des achats peut alors percevoir jusqu’à 150 000 € annuels.

Sur le long terme, le responsable des achats peut évoluer et devenir directeur des opérations, directeur industriel ou encore directeur général.

Pour en savoir plus, découvrez quels sont les enjeux actuels et à venir des directeurs des achats.

Guide : sécuriser mon approvisionnement durable en 5 étapes

1 – Fédérer les équipes autour du développement durable

Impossible d’atteindre ses objectifs de développement durable (ODD) sans l’adhésion des équipes. Pour les persuader de la réelle plus-value à en faire une priorité, il faut en être convaincu soi-même. N’hésitez donc pas à vous former sur les pratiques d’approvisionnement durable efficaces et à consulter régulièrement des sites spécialisés.

L’étape suivante consiste à insuffler cet esprit éco-responsable aux collaborateurs. L’utilisation de techniques de team building RSE est un excellent moyen de les impliquer. Ainsi, grâce à un plan d’action en adéquation avec le discours de l’entreprise, il est plus facile d’obtenir un engagement collectif.

Chaque collaborateur de l’entreprise est acteur de la chaîne d’approvisionnement durable, de l’achat de nouveaux produits ou services à la réduction des déchets. Pour les sensibiliser à l’impact positif d’un approvisionnement durable de qualité, il faut prendre le temps de les former et de leur expliquer les rouages de la gestion des achats. Ils doivent connaître les bénéfices environnementaux, sociaux et économiques d’un tel pilotage. En étant au fait de l’ensemble des enjeux, ils se sentiront plus impliqués et motivés à agir à leur niveau. Cette étape est essentielle, car elle bâtit une chaîne d’approvisionnement durable sur des bases solides.

2 – Concrétiser la stratégie d’approvisionnement durable

Nommer des référents en développement durable permet de diffuser la stratégie de l’entreprise auprès des équipes et des fournisseurs. Pour coordonner les actions à chaque niveau de la chaîne d’approvisionnement, il peut être pertinent de créer un pôle dédié. Les membres de ce pôle suivront de près l’impact environnemental des pratiques de l’entreprise et les pistes d’amélioration pour réduire le coût de la Green Supply Chain. Identifier précisément le rôle de chacun sécurise la chaîne d’approvisionnement durable tout en augmentant la rentabilité.

Pour atteindre les objectifs du plan de gestion, il convient de mettre en place des procédures adaptées. Celles-ci seront d’autant plus efficaces si elles sont conçues en partenariat avec des experts en développement durable. Cela permettra en effet de tracer une ligne conductrice qui aboutira à l’adoption de pratiques responsables à chaque niveau de la Supply Chain.

Cette étape nécessite que les collaborateurs et fournisseurs comprennent l’impact de ces directives sur la chaîne d’approvisionnement durable. Alors, ils veilleront au fil du temps au respect de ces solutions éco-responsables.

3 – Faire des fournisseurs des éco-partenaires

Les achats responsables ont transformé les relations de l’entreprise avec ses fournisseurs. Une valeur commune lie ces deux entités : le déploiement de leur politique RSE. Dans ce cadre, la norme internationale ISO 20400 a été créée pour répondre à deux enjeux :

  • Certifier la mise en œuvre d’une stratégie d’achats responsables ;
  • Associer les fournisseurs de rang 1 à cette démarche.

L’objectif est de renforcer les performances sociales, éthiques et environnementales de toutes les parties. Les critères du prix et de la délivrabilité du produit ou du service ne sont plus suffisants. Désormais, il faut aussi prendre en compte le coût de son cycle de vie et son empreinte carbone. Il devient alors important de sélectionner avec soin ses fournisseurs pour assurer la fiabilité de sa chaîne d’approvisionnement durable. Voici quelques astuces à appliquer pour établir un partenariat durable :

  • Choisir des fournisseurs partageant les mêmes valeurs que l’entreprise ;
  • Exprimer clairement ses attentes lors de la définition des termes du contrat ;
  • Élaborer et suivre un plan d’action commun ;
  • Organiser ensemble des ateliers et des campagnes de sensibilisation.

Une bonne communication dès l’appel d’offres est gage de confiance et de crédibilité. De plus, les fournisseurs seront plus enclins à s’impliquer dans une démarche RSE s’ils constatent que les donneurs d’ordre adoptent une posture d’exemplarité tout au long du partenariat.

4 – Anticiper sa gestion éco-responsable sans se tromper

Dans les grandes entreprises, la planification de bout en bout de la Supply Chain rend les opérations plus efficaces et durables. Programmer minutieusement chaque étape permet de repérer les éventuelles failles dans la chaîne. Les risques internes (informatique, ressources humaines, gestion de projet…) sont les plus faciles à identifier. En revanche, il est plus compliqué d’anticiper le risque fournisseur. Afin de sécuriser sa chaîne d’approvisionnement durable, il faut veiller au respect de la politique RSE chez ses fournisseurs.

L’utilisation de technologies numériques modernes offre une visibilité en temps réel malgré la complexité de la chaîne d’approvisionnement durable. Modéliser son processus de gestion grâce à l’intelligence artificielle (IA) est un levier de performance incontournable pour augmenter la résilience de sa Supply Chain. Ainsi, il est possible de réduire l’impact environnemental lors de la production, du transport et du stockage des marchandises. De même, la géolocalisation permet d’optimiser l’itinéraire emprunté par les camions et, ainsi, de réduire les émissions de CO2. Les logiciels WMS, les puces RFID ou encore la 5G participent eux aussi à l’amélioration de la chaîne d’approvisionnement.

Toutes ces solutions digitales sont autant d’outils utiles pour mettre en place une économie circulaire durable.

5 – Développer sa politique durable

L’intégration de KPIs (Key Performance Indicators) spécifiques et mesurables aide l’entreprise à suivre ses performances en matière de développement durable. Par exemple, la norme ISO 14031 comprend ces trois indicateurs :

  • Les Indicateurs de Condition Environnementale (ICE) ;
  • Les Indicateurs de Performance de Management (IPM) ;
  • Les Indicateurs de Performance Opérationnels (IPO).

Ces indicateurs de performance permettent de discerner les pratiques efficaces et celles qui le sont moins. Les tableaux de bord des fournisseurs peuvent s’avérer utiles pour compléter ses données. Grâce à eux, l’entreprise peut affiner sa stratégie et sécuriser sa Green Supply Chain.

Une identification périodique des risques qui pèsent sur la chaîne d’approvisionnement durable doit être mise en place. Selon leur criticité, des actions précises doivent être menées pour contrer les défaillances détectées. Grâce à ce suivi, l’entreprise est à même de surveiller l’apparition de nouveaux risques et, ainsi, de conserver un niveau de performance optimal. Avec le réchauffement climatique et la montée des eaux, la Green Supply Chain doit aussi être prête à s’adapter en cas de pénuries de ressources. Favoriser les circuits courts et recycler ses produits réduisent le risque de pénuries. De plus, préparer un plan de pilotage équilibré permet de mieux faire face à ces situations exceptionnelles.

Vous l’aurez compris, sécuriser la chaîne d’approvisionnement durable est un travail d’équipe. Outre les aspects techniques, il est essentiel d’obtenir l’adhésion des collaborateurs et des fournisseurs. L’amélioration des performances en matière environnementale, sociale et éthique doit être la priorité de chaque acteur de la chaîne. Sécuriser la Green Supply Chain apporte un avantage concurrentiel aux entreprises.

Pour aller plus loin, téléchargez notre livre blanc « Politique achats et RSE » ou consultez notre infographie « Sécuriser mon approvisionnement durable en 5 étapes »..

L’importance de la prévention de la santé physique et mentale en entreprise

La santé mentale en entreprise

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) définit la santé mentale comme un « état de bien-être qui permet à chacun de réaliser son potentiel, de faire face aux difficultés normales de la vie, de travailler avec succès et de manière productive, et d’être en mesure d’apporter une contribution à la communauté ».

L’épanouissement au travail fait partie des facteurs qui impactent directement la santé mentale des personnes. Alors, qu’est-ce que la santé mentale en entreprise ?

Souvent, la première maladie d’entreprise qui vient à l’esprit est le burn-out. Cet état d’épuisement complet est un trouble psychique émanant d’un stress chronique dans le cadre du travail. Mais de mauvaises conditions de travail génèrent aussi d’autres troubles. Stress, anxiété, démotivation ou dégradation de l’ambiance dans un service : tous sont des signes avant-coureurs qui témoignent d’un mal-être des personnes en entreprise.

Qu’est-ce qu’une bonne santé mentale ?

Pour bénéficier d’une bonne santé mentale, il convient de trouver un équilibre entre état de bien-être et capacité à faire face aux aléas de la vie. Tous les individus sont concernés, sans distinction de sexe, d’âge ou de catégorie sociale.

Les trois aspects de la santé mentale

Les instances de santé européenne accordent trois dimensions à la santé mentale :

  • La santé mentale positive (l’épanouissement personnel, l’autonomie, le bien-être) ;
  • La détresse psychologique (souffrances psychiques, état d’anxiété, stress) ;
  • Les troubles psychiatriques (troubles mentaux et maladies psychiques émanant d’un diagnostic).

La santé physique en entreprise

L’état de santé physique au travail s’articule autour de deux points :

  • L’augmentation de la sédentarité ;
  • L’activité physique professionnelle.

L’évolution des modes de vie et des conditions de travail entraîne une baisse de l’activité physique. Or, la sédentarité impacte l’état de santé des collaborateurs, particulièrement ceux qui travaillent dans des bureaux.

Pour autant, les professionnels qui exercent une activité plus « dynamique », notamment au sein d’un entrepôt, sont eux aussi concernés par les problèmes de santé physique en entreprise. À la place de la sédentarité, leurs troubles physiques reposent sur l’engagement de leur appareil locomoteur pour l’accomplissement de leurs missions ou encore sur les gestes répétitifs (et parfois pénibles) inhérents à leur poste.

La santé physique en entreprise peut aussi être altérée lorsque les fournitures ou les outillages ne sont pas ou plus adaptés aux personnes. Les troubles musculo-squelettiques (TMS) et les lombalgies sont les maladies les plus observées au travail. Répétitions de gestes, postures inconfortables, conditions de travail inadéquates, fatigue musculaire, stress… Tous les corps de métier sont concernés par le phénomène.

Développer l’activité physique des collaborateurs participe à la réduction des causes d’accident du travail, des maladies professionnelles et des déclarations d’inaptitude au travail.

Les enjeux liés à la santé physique et mentale en entreprise

Prendre soin de l’état de santé mental et physique des collaborateurs a un réel impact sur l’activité de l’entreprise. Insomnie, fatigue, burn-out, dépression, troubles digestifs et hormonaux, douleurs musculaires, hypertension… De bonnes conditions de travail réduisent les maladies liées au stress.

En effet, santé mentale et santé physique sont étroitement liées. Un trouble mental s’accompagne souvent de maladies physiques et inversement. L’un ne va pas sans l’autre. Trouver un équilibre entre les deux est indispensable pour assurer une bonne qualité de vie au travail.

L’objectif est donc de fournir toutes les clés aux entreprises pour que leurs collaborateurs soient sensibilisés, formés et éclairés sur ces sujets importants. La prévention santé est une stratégie efficace, qui a pour résultat de rendre plus performantes les équipes et d’optimiser les relations sociales au sein des services.

Comment être en bonne santé physique et mentale au travail ?

Préserver la santé mentale et physique des collaborateurs passe avant tout par de bonnes conditions de travail, aussi bien en termes de méthodes que d’outils. Par exemple, une personne qui passe sa journée en position assise derrière un bureau s’expose à des risques liés à la sédentarité. Un travail intensif sur écran cumulé à un manque d’activité physique provoque fatigue oculaire et troubles musculaires, entre autres.

Heureusement, il existe des stratégies à adopter comme l’aménagement d’un poste de travail ergonomique. Ainsi, fournir un fauteuil réglable aux collaborateurs, garant d’une meilleure posture, permet de prévenir au maximum les troubles inhérents, d’autant plus lorsqu’il est associé à un bureau adapté ou à un support d’ordinateur réglable, par exemple.

En entrepôt, équiper les travailleurs d’outils facilitant l’accomplissement de leurs tâches quotidiennes est tout aussi essentiel pour préserver leur santé. Par exemple, investir dans des appareils de levage ou des solutions anti-fatigue constitue un premier pas pour encourager le bien-être professionnel des collaborateurs.

Quel que soit le lieu de travail concerné, ces efforts d’équipement nécessaires assurent une meilleure performance de la part des équipes qui, soulagées d’un certain niveau de pénibilité, sont plus efficaces dans leur travail.

Prévention des risques liés à la santé physique et mentale des salariés

Face aux risques de burn-out, de stress, d’anxiété ou de dépression des collaborateurs, il est essentiel de mettre en œuvre des démarches de prévention au sein de l’entreprise. Cet engagement s’inscrit dans le cadre de la politique des ressources humaines ou de la responsabilité sociale des entreprises (RSE) développée au sein de la structure. Plusieurs démarches peuvent ainsi être mises en place. L’objectif est de proposer des actions cohérentes et d’évaluer à chaque étape les évolutions constatées.

De plus en plus d’entreprises proposent désormais des activités physiques. Amélioration de l’humeur, estime de soi, sentiment d’efficacité, augmentation de la concentration, meilleure gestion du stress… Nombreuses sont les études à travers le monde à avoir démontré les effets positifs du sport, à la fois sur la santé physique et sur la santé mentale des collaborateurs.

Télétravail et bien-être professionnel sont-ils compatibles ?

La crise sanitaire l’a certes propulsé sur le devant de la scène, mais le télétravail commençait déjà à se développer dans les grandes entreprises. Visioconférences, deadlines, vie de famille… Côté santé mentale, il demande une gestion et une autonomie qui mènent parfois à des situations complexes. L’enjeu est d’arriver à fixer la limite entre vie professionnelle et vie privée. La prévention joue alors un rôle majeur. Il est utile de réfléchir aux moyens offerts aux personnes pour qu’elles exercent leur activité sereinement.

Afin de diminuer les risques physiques et mentaux liés à ce type d’organisation du travail, de bonnes pratiques doivent être adoptées. Cela commence par l’environnement de travail proposé et les outils et ressources mises à disposition (équipement informatique, logiciels, espace collaboratif en ligne…). Ensuite, il peut être pertinent d’encourager les collaborateurs à pratiquer une activité physique pour compenser la position statique qu’ils adoptent pendant leur journée de travail.

Faire de la prévention autour du sujet de la santé mentale et physique et mettre en place des actions concrètes participent à l’épanouissement des collaborateurs, essentiel pour le bien-être social de tous !
Découvrez-en plus dans la vidéo ci-dessous :

Comment devenir un acheteur créateur de valeur ?

Pour y parvenir, il convient de donner aux acheteurs un rôle proactif en faveur de la création de valeur, sur la base de quatre bonnes pratiques :

  • Inscrire la stratégie à l’ordre du jour des échanges entre le service achat et ses partenaires
  • N’envisager la relation client-fournisseur que sur une base de réciprocité
  • Reconnaître les efforts des fournisseurs à la hauteur de leur investissement
  • Se montrer inventif et structuré dans l’animation de son écosystème

1. Inscrire la stratégie à l’ordre du jour des échanges entre le service achat et ses partenaires

Pour accroître la création de valeur, tout service achat doit partir du postulat qu’un gisement d’accélération de l’exécution stratégique lui est promis grâce au soutien et à l’expertise de ses partenaires de premier rang. Pour accéder à ce gisement, les deux premières bonnes pratiques consistent à :

Pour impliquer ses fournisseurs reconnus comme stratégiques dans la création de valeur et la croissance de l’entreprise, il est préconisé de partager avec eux des éléments tels que :

  • Les perspectives de développement et de mise sur le marché de nouveaux produits et services à moyen et/ou long terme ;
  • Les priorités d’action alignées avec la stratégie d’entreprise pour favoriser la croissance ;
  • Les sujets sur lesquels ses partenaires peuvent avoir une contribution positive.

En toile de fond, les acheteurs sont invités à poser un regard nouveau sur leurs principaux fournisseurs, clairement envisagés comme parties prenantes du succès durable de la stratégie de l’entreprise.

2. N’envisager la relation client-fournisseur que sur une base de réciprocité

Un fournisseur, partie prenante de la stratégie de l’entreprise ou non, reste un fournisseur. Pour contribuer à la création de valeur, l’acheteur n’est pas censé abandonner les fondamentaux de son métier ; une bonne gestion des fournisseurs implique leur évaluation !

Mais l’acheteur créateur de valeur aborde l’évaluation avec une approche qui change tout : la réciprocité. L’évaluation passe à 360° :

  • Je t’évalue
  • Tu m’évalues

C’est cette vision partagée de l’efficacité de la collaboration qui structure la confiance entre une entreprise et ses partenaires. L’enjeu n’est plus de sanctionner d’éventuels manquements contractuels, mais de s’inscrire avec sérénité dans une perspective de progrès continu. La création de valeur repose sur une relation client-fournisseur exigeante et durable !

3. Reconnaître les efforts des fournisseurs à la hauteur de leur investissement

La reconnaissance est un levier bien connu de motivation dans le domaine du management. Mais pas seulement ! De même qu’un directeur des achats motive son équipe en communiquant sur sa satisfaction, un acheteur favorise les transferts d’innovation et la création de valeur en saluant les résultats induits par les efforts de ses meilleurs partenaires.

Idéalement, la reconnaissance des fournisseurs fait l’objet d’un processus balisé. Sur un rythme annuel, l’entreprise peut distinguer un nombre donné de fournisseurs, toutes catégories d’achats confondues (achats de classe A, B et C). Les critères peuvent être variés : qualité des produits, respect des délais de livraison, compétitivité de l’offre, etc.

La récompense de chaque lauréat peut prendre différentes formes :

  • Un trophée de « fournisseur de l’année »
  • Une dotation de produits de l’entreprise ;
  • Un message personnel de la Direction Générale ;
  • Des temps d’échange privilégiés avec les équipes achats et marketing tout au long de l’année ;
  • Des communications internes pour mettre en lumière ces partenariats auprès des collaborateurs.

4. Se montrer inventif et structuré dans l’animation de son écosystème

Aucun partenaire intéressant ne s’engagera dans la création de valeur pour une entreprise sans confiance dans la solidité de la relation client-fournisseur. C’est pourquoi la quatrième bonne pratique n’est à aborder que lorsque les trois premières sont d’ores et déjà mises en place.

Pour favoriser l’intelligence collective, le service achat doit se montrer créatif dans les outils à mettre en place pour générer l’émergence des idées et pratiques nouvelles.

Voici quelques initiatives de ce type qui contribuent à une dynamique positive :

  • Une boîte à idées dédiée aux fournisseurs, avec un partage à 50/50 du bénéfice des innovations mises en œuvre.
  • Un événement de speed dating réservé aux fournisseurs d’achats indirects avec un focus sur des enjeux spécifiques (par exemple, la digitalisation de la relation et ses bénéfices dans la fluidité de la supply chain).
  • Les fournisseurs d’achats directs, quant à eux, peuvent être réunis plus régulièrement pour plusieurs jours d’ateliers dédiés à l’innovation, mêlant les acteurs de l’entreprise aux fournisseurs de rang 1 et même aux fournisseurs de rang 2 et 3.

En conclusion, la création de valeur est la nouvelle mission assignée au service achat, qu’il convient d’associer au management des partenaires. Si cette stratégie n’est pas forcément applicable à tous vos fournisseurs, elle nourrit un dialogue continu avec vos principaux partenaires, non pour évoquer des problèmes, mais bien pour envisager des solutions, au service d’une croissance mutuelle. À travers cette approche, les achats ont tout à gagner que ce soit aujourd’hui dans le cadre de la relance économique, mais aussi à l’avenir !

Téléchargez notre livre blanc « Lean procurement et création de valeur »

Green Supply Chain : comment réduire l’impact de la Supply Chain sur l’environnement ?

Mettre en place une Green Supply Chain

La mise en œuvre de cette Green Supply Chain réclame un fort degré d’engagement de toute l’entreprise. Seule une approche globale permettra en effet d’obtenir un résultat durable. Du packaging à l’approvisionnement, de l’organisation des entrepôts à l’optimisation des transports et de la distribution, toutes ces étapes doivent être repensées dans un seul objectif : réduire au maximum l’empreinte environnementale de la logistique. Le déploiement d’une méthodologie inspirée des principes du Lean Logistics, basée sur l’apprentissage permanent et l’amélioration en continu, apparaît fondamental. Elle permettra de renforcer l’agilité de votre logistique et la performance de vos flux.

À bien des égards, la recherche de performance peut aussi faire du bien à la planète. Traquer les sources de gâchis, éviter les erreurs de picking ou le stockage inutile, autant d’efforts qui contribueront à réduire les déchets, la pollution, la consommation énergétique et les émissions de CO2  de votre Supply Chain.

Développer une politique d’achats responsables

Parce qu’elle concerne essentiellement les flux de commandes et d’approvisionnement, la chaîne logistique est bien sûr étroitement liée à la fonction Achat. De toute évidence, le développement d’une politique d’achats responsables aura un effet positif sur l’impact environnemental de votre Supply Chain.

Non seulement l’achat responsable favorise l’émergence de l’économie circulaire, basée sur l’éco-conception, la réutilisation et le recyclage des produits, mais en plus, elle incite les acheteurs à privilégier les circuits courts et les fournisseurs locaux. Or si les distances parcourues diminuent, les émissions de CO2 également. Là encore, cette stratégie a toutes les chances d’augmenter la performance globale de votre entreprise. En octobre 2020, une étude suédoise estimait en effet que l’économie circulaire pourrait générer jusqu’à 535 milliards d’économies au niveau européen d’ici 2030.

L’achat responsable renvoie également au choix de vos fournisseurs. Assurez-vous qu’ils appliquent eux-mêmes des critères environnementaux rigoureux. Cette préoccupation doit porter non seulement sur les fournisseurs du premier rang, mais aussi sur ceux des niveaux inférieurs. Un récent article publié dans la Harvard Business Review soulignait ainsi la nécessité d’une approche globale, portant sur l’ensemble des fournisseurs, quel que soit l’endroit où ils se situent sur la chaîne logistique.

Développer de nouveaux indicateurs de performance pour sa Supply Chain

Évaluer correctement la performance environnementale de sa Supply Chain suppose bien évidemment de pouvoir la mesurer avec précision. Aux côtés des IPM (Indicateurs de Performances de Management) et des IPO (Indicateurs de Performance Opérationnelle), les IPE (Indicateurs de Performance Environnementale) doivent désormais retenir toute votre attention. Parmi les indicateurs à retenir, citons notamment :

  • La consommation énergétique de l’approvisionnement, de la livraison et du stockage ;
  • Le taux de transports alternatifs (vélo, biocarburants, moteurs à l’hydrogène, moteurs électriques) utilisés tout au long de la chaîne logistique ;
  • Le nombre de tonnes transportées par kilomètre et le nombre de kilomètres parcourus ;
  • Le nombre de rotations effectuées par les véhicules de livraison ;
  • Le tonnage d’émissions de gaz à effet de serre.

Favoriser le recours à IA, à la donnée et à l’automatisation

Parce qu’ils renforcent la fiabilité des indicateurs, le recueil et le traitement de la donnée en temps réel participent de la performance environnementale des entreprises. À l’occasion d’une étude menée au cours de l’été 2020 par Orange Business Services, 85 % des entreprises interrogées ont d’ailleurs considéré qu’il est aujourd’hui possible d’associer la réduction des coûts logistiques à la protection de l’environnement.

En 2019, un rapport du World Economic Forum, élaboré en collaboration avec le cabinet McKinsey, citait ainsi l’exemple de Schneider Electric, capable d’augmenter de 25 % le rendement de ses opérateurs, mais aussi de réduire de 30 % ses coûts de maintenance, mais surtout de diminuer de 30 % sa consommation d’énergie grâce aux technologies numériques. Maintenance prédictive, Internet des objets (IoT) et véhicules autonomes étaient au cœur du dispositif. Sur le plan logistique, l’arrivée de la 5G accélère l’automatisation des entrepôts, tandis que l’Intelligence Artificielle (IA) améliore la prédictivité des achats et des approvisionnements.

De fait, pour nombre d’entreprises, la prise en compte du développement durable et du dérèglement climatique agit comme un catalyseur d’innovation. Elles sont d’ailleurs 59 % à utiliser dès aujourd’hui les technologies numériques pour contrôler leurs indicateurs environnementaux tels que leur consommation d’énergie, de carburant ou d’eau[1].

Découvrez comment sécuriser votre approvisionnement durable. Téléchargez l’infographie « Sécuriser mon approvisionnement durable en 5 étapes ».

[1]Thought leadership real-time intelligence and the future of supply chain, Orange Business Services, 2020