Pourquoi faut-il mener une politique d’achats responsables ?

Travailler malin et efficacement

Face à l’ampleur croissante des enjeux environnementaux, l’approvisionnement durable et les achats responsables sont aujourd’hui au cœur des préoccupations des entreprises. Si, pour les particuliers, la prise de conscience a déjà eu lieu, le phénomène comme stratégie pensée et structurée est plus récent sur le terrain de l’achat professionnel. Pour constituer un véritable pilier de la stratégie RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises), les achats des entreprises doivent être transformés et la relation avec les fournisseurs, revue en profondeur.

Quelle est la définition d’un achat responsable ?

Pour les entreprises, un approvisionnement responsable consiste à intégrer et à respecter les engagements RSE  tout au long du processus d’achat et lors des prises de décision. Cela requiert une implication forte de l’ensemble des parties prenantes, qui doivent toutes être soucieuses de leur impact sur l’environnement.

Déployer une stratégie d’achat responsable nécessite donc de repenser ses besoins et ses sources d’approvisionnement en intégrant ces 3 principaux critères :

  • L’environnement : réduction des gaz à effet de serre, préservation des ressources, performances énergétiques, traitement des déchets, produits éco-conçus ;
  • L’éthique sociale et la transparence : respect des Droits de l’Homme et des conditions de travail, inclusion, insertion et diversité ;
  • L’économie : réduction des risques, performance produit, maîtrise des coûts et des délais.

Face à la concurrence, les achats responsables offrent une réelle opportunité de différenciation aux entreprises et contribuent à stimuler l’innovation.

Publié en prolongement de la norme ISO 26000, le référentiel international ISO 20400 décrit les bonnes pratiques de l’achat responsable, aussi appelé achat éco-responsable.

Par ailleurs, le site communautaire Procurement Leaders donne quatre bonnes raisons de tracer l’ensemble de ses activités, en précisant que l’impératif stratégique de systématiser les achats responsables ne peut être envisagé qu’à deux conditions : réduire le panel de fournisseurs et recourir aux ressources digitales.

Les règles sont de plus en plus contraignantes

Le jeu se durcit chaque année sous l’effet de l’accumulation de législations. Si les 10 principes du Global Compact[1] ne s’imposent qu’aux organisations qui en signent la charte, des règles beaucoup plus impératives ont fleuri sur chacun des continents. La loi fédérale américaine punissant la corruption d’agents publics à l’étranger (US Foreign Corrupt Practices Act) et le règlement européen fixant les obligations en matière de RSE (EU CSR Reporting Duty) sont deux exemples du maillage serré qui encadre les comportements des sociétés dans le monde.

Ces régulations ont en commun d’étendre la responsabilité des grands donneurs d’ordre à leurs fournisseurs et sous-traitants.

Les consommateurs finaux sont toujours plus engagés et concernés

Une usine qui ne remplit pas ses devoirs en matière de droits humains dans un pays étranger, un sous-traitant peu regardant sur le respect de l’environnement et c’est la réputation de toute l’entreprise qui est mise à mal. Aujourd’hui, un écart de conduite d’un des éléments de la chaîne de valeur, répercuté sur les réseaux sociaux, induit un rejet immédiat de la part des consommateurs. Acheter responsable et être capable de le prouver contribue à renforcer son image de marque, à fidéliser ses clients et à en attirer de nouveaux.

D’après une récente étude sur la consommation durable publiée par Think with Google, 82 % des consommateurs affirment accorder plus d’importance au développement durable depuis la crise sanitaire. De même, 78 % des personnes interrogées estiment que les grandes entreprises ont leur rôle à jouer. Autant de données qui soulignent l’enjeu des politiques RSE et l’intérêt croissant des consommateurs pour les marques durables.

À titre d’exemple et face à l’accélération des achats en ligne, 30 % des Français et des Britanniques se disent préoccupés par le recyclage des emballages. En Allemagne, ils sont 25 %. Encore une fois, la transparence et l’engagement environnemental sont des leviers de performance qu’il ne faut pas hésiter à utiliser.

Choisir un panel réduit de fournisseurs respectueux est économique

La méthode traditionnelle d’audit de ses fournisseurs est consommatrice de trop de ressources pour évaluer correctement des milliers de fournisseurs sur la base des nombreux indicateurs RSE. Cette évaluation n’est pas à la portée des petites et moyennes entreprises. Il ne reste aux organisations attentives à leur réputation et engagées dans les achats responsables qu’à sélectionner un nombre réduit de partenaires partageant les mêmes valeurs. L’objectif est alors d’éviter d’introduire dans leur chaîne de valeur des produits ou des services entachés par des comportements non respectueux. Comme évoqué plus haut, les conséquences seraient très préjudiciables pour les entreprises.

La technologie est efficace pour renforcer la solidité de la chaîne RSE

La digitalisation de la chaîne d’approvisionnement donne les moyens de systématiser la détection de comportements non conformes par rapport à l’éthique des affaires, au respect des droits humains ou à la préservation de l’environnement.

L’identification des risques associés à chaque fournisseur permet aux entreprises de prendre rapidement les décisions qui s’imposent pour écarter les acteurs les moins scrupuleux et, ainsi, se protéger des répercussions.

À l’inverse, la même technologie appliquée aux fournisseurs les plus engagés renforce les liens de proximité au sein de l’écosystème. Les valeurs partagées et la cohérence des comportements doivent véritablement inspirer l’action des acheteurs.

Toutes les formes d’organisation sont impliquées dans la construction d’une stratégie d’achats durables. Collectivités, entreprises de services et du secteur industriel ont chacune leur petite révolution à accomplir. Mais qui ne signerait pas pour une stratégie durable performante dans un environnement si incertain ?

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[1] Le Global Compact des Nations Unies est la plus importante initiative internationale d’engagement volontaire en matière de développement durable, regroupant plus de 12 000 participants dans 170 pays.

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