Achats de classe C : définition

Les achats de classe C

Selon la Loi de Pareto, permettant de classer les achats selon trois groupes, les achats de classe C totalisent 50% des sous-catégories (ou segments) d’achats et 5% du budget achats total de l’entreprise. Ils concernent donc un nombre très important de références pour un budget achats peu élevé. En général, les différents services d’une entreprise ne commandent pas ces achats de classe C de façon récurrente.

Achats de classe A, B et C : la différence

  • La loi de Pareto est aussi connue sous la dénomination « Loi des 20-80 » : en hiérarchisant les achats selon leurs dépenses, il a été observé que, dans la majorité des entreprises :
    • Les achats de classe A représentent 20% du nombre total des segments d’achats et totalisent 80% des dépenses totales de l’entreprise.
    • Les achats de classe B représentent 30% du nombre total des segments d’achats et totalisent 15% des dépenses.
    • Les achats de classe C représentent 50% du nombre total des segments d’achats et totalisent 5% des dépenses.

    Ainsi, malgré leurs faibles montants, ces achats de classe C représentent un enjeu stratégique pour les entreprises :

    • Premièrement, certains achats de classe C peuvent être risqués, comme l’explique Dr. Natacha Tréhan, dans son article : Quelle stratégie pour les achats de classe C ? On parle alors d’« Achats critiques ». Cela peut être le cas pour certains petits achats qui requièrent une normalisation européenne ou le respect de critères de sécurité (outillages électroportatifs) ou encore dans le cas de délais de livraisons en période hivernale (si vous n’êtes pas livré à temps du sel de déneigement, votre entrepôt n’est plus accessible).

    Deuxièmement, les achats de classe C, même s’ils engagent de faibles montants, représentent des coûts cachés / indirects significatifs en termes de gestion (nombre de références, nombre de commandes, nombre de fournisseurs, nombre de factures…), comme on peut le voir sur le schéma ci-dessous.

Un véritable gisement d’économie sur les achats de classe C

Les achats de classe C génèrent 85% du nombre de références dans l’entreprise, 60% du nombre de commandes, 75% du nombre de fournisseurs (source : Manutan) La gestion de leurs approvisionnements, des coûts comptables associés, de leur processus achat (sélection des fournisseurs, négociation, suivi…) gonflent drastiquement leur coût d’acquisition (TCO*) et parfois même dépassent le prix d’achat !

La notion de Coût Total d’Acquisition (TCO) devrait être systématiquement appliquée aux achats de classe C afin d’obtenir une meilleure vision de leur poids relatif dans l’ensemble du processus achat de l’entreprise. Une fois que cette dernière a pris conscience de l’importance des achats de classe C, il ne lui reste plus qu’à les optimiser !

*Total Cost of Ownership

L’éclairage LED : un investissement durable pour les entreprises

Du magasin de vélos à l’externalisation complète

TL Besparen est une entreprise spécialisée dans l’éclairage LED. Daniël Kauwen, fondateur et propriétaire de TL Besparen : « Nous avons créé TL Besparen en 2011, en mettant l’accent sur les économies d’énergie grâce à l’éclairage et pas du tout sur l’éclairage LED à l’époque. Nous fournissions principalement des éclairages pour les magasins de vélos et les garages, nous installions peu nous-mêmes. Mais avec le passage à l’éclairage LED, l’aspect technique a gagné en importance et tout a évolué rapidement. De la simple fourniture à la livraison et l’installation, puis à l’entretien. Nous avons maintenant atteint le niveau où nous sommes en mesure de prendre en charge l’éclairage complet de nos clients.

Une installation silencieuse

Comment simplifier la vie d’une entreprise en matière d’éclairage ? On pourrait croire qu’il suffit de livrer les lampes et de les placer. En quoi consiste exactement cette mission ? Daniël : « Tout commence en fait dès le premier contact. Nous remettons un devis gratuit et totalement transparent qui servira de base à une collaboration ultérieure. Ensuite, nous passons à la préparation minutieuse, où tout est planifié. Non seulement le type d’éclairage, mais aussi la manière dont nous le livrerons et l’installerons, afin de pouvoir nous mettre au travail sans gêner notre client. J’entends par là que les opérations quotidiennes de l’entreprise doivent être entravées le moins possible par notre travail. De plus, nous procédons toujours en concertation avec le client, afin de déterminer les travaux les plus importants et d’éviter d’emblée les éventuels goulets d’étranglement. Puis, si le client le souhaite, nous allons encore plus loin ; grâce à un contrôle et un nettoyage annuels, nous pouvons offrir une garantie supérieure à la garantie habituelle, et souvent même à celle des fabricants eux-mêmes. »

Leasing d’éclairage

Chez Manutan, nous avons récemment lancé le Manutan Vendor Leasing, un service qui permet aux entreprises d’organiser le financement de biens d’équipement avec nous sans impact sur leurs liquidités. Le leasing est-il également une tendance que vous observez dans le monde de l’éclairage ? « Oui, absolument. L’éclairage en leasing est de plus en plus courant, » confirme Roeland Kleist, directeur commercial. « Nous avons également constaté un changement depuis le début de la pandémie de coronavirus. Les entreprises sont obligées de porter un regard critique sur leurs investissements. Que faut-il faire pour conserver une situation saine durant cette période ? L’éclairage n’est pas la première chose qui vient à l’esprit. Mais la modification apportée à la réglementation qui obligera les entreprises à partir du 1er janvier 2023 à atteindre au moins le label énergétique C, renforcera la pression sur celles-ci. Le leasing peut être une option intéressante pour bon nombre d’entreprises et les soulager d’une partie de cette pression. »  Il est bon d’être conscient du coût que représente l’éclairage, et en optant pour un éclairage LED, de nombreuses entreprises peuvent déjà respecter les nouvelles exigences. En tant que partenaire de Manutan, TL Besparen conseille nos clients sur tout ce qui a trait à l’éclairage.

Manutan France

L’éclairage LED permet non seulement d’économiser des coûts, mais aussi d’améliorer durablement la productivité, ce qui coïncide parfaitement avec l’ambition de Manutan : Bien-travailler. Nous savons par expérience qu’une lumière adéquate améliore les conditions de travail. Nous avons donc fait remplacer l’éclairage dans les bâtiments et sur le site de Manutan à Den Doler par un éclairage LED. Nous en profitons chaque jour.

Vous avez également adapté l’éclairage chez nos collègues du siège français, comment cela s’est-il passé ? « C’est bien entendu magnifique quand cela se passe de cette manière, nous sommes très fiers d’avoir pu également réaliser l’éclairage de deux locaux spéciaux chez Manutan France. Nous étions accompagnés d’un collègue francophone pour assurer une communication fluide et, en l’espace de trois jours, nous avons équipé les locaux réservés aux substances explosives et inflammables d’armatures de sécurité spéciales dotées d’un éclairage LED, conformément aux normes de sécurité. Un beau projet dont nous sommes très fiers !

De belles économies

Il est évident que vous êtes enthousiastes, ou plutôt passionnés par l’éclairage. Qu’est-ce qui est réellement important pour une entreprise en matière d’éclairage ? Roeland : « Sans aucun doute le label énergétique C. Il est primordial de commencer à prendre des mesures en ce sens. La durée d’amortissement (entre 0 et 3 ans) de l’éclairage est également optimale à l’heure actuelle et est même meilleure que celle des panneaux solaires (environ 7 ans). L’éclairage représente vraiment le principal poste d’économie et est important pour chaque poste de travail, du bureau à l’entrepôt ». Et nous, chez Manutan, aimerions ajouter à cela que TL Besparen s’occupe de tout pour vous de A à LED (comment rédiger un article sur l’éclairage LED et la prise en charge complète sans ce jeu de mots 😉 ?).

Manutan est là pour vous aider

Vous avez encore des questions, vous avez besoin d’informations supplémentaires ou d’aide pour votre éclairage ou votre projet ? Contactez-nous immédiatement !

Quel extincteur me faut-il ?

Classes de feu : un aperçu

Chaque type d’extincteur – mais il en va de même des autres produits de lutte contre les incendies, comme les couvertures anti-feu – sert à éteindre des matériaux inflammables spécifiques. Pour mieux s’y retrouver, cinq classes de feu ont été créées. Lisez attentivement leur description et identifiez les matériaux inflammables présents sur votre lieu de travail :

  • classe de feu A : les matériaux solides qui ne se liquéfient pas. Cette classe comprend les emballages, le papier, le bois ou encore le textile.
  • classe de feu B : les liquides et solides liquéfiables. Pensez aux différentes matières synthétiques, mais aussi aux solvants, à l’huile, l’essence, la cire et la graisse.
  • classe de feu C : les gaz, notamment le LPG, le butane, le propane et le gaz naturel.
  • classe de feu D : les métaux, par exemple l’aluminium, le sodium et le magnésium.
  • classe de feu F : les graisses. Cette classe recouvre tous les types de graisses végétales et animales, comme l’huile de friture.

Vous aurez remarqué que la classification « saute » de D à F. Il existait en effet une classe de feu E, qui désignait les feux causés par des tensions électriques. Or, comme ce n’est pas l’électricité proprement dite qui prend feu (elle ne peut que le provoquer), cette classe a été supprimée.

Votre ordinateur portable brûle ? Attention, il s’agit d’une situation spéciale ! Ces appareils étant souvent équipés d’une batterie lithium (ion et/ou polymère), vous ne pourrez pas éteindre les flammes avec un extincteur standard de classe A. Optez plutôt pour un extincteur spécial F500. En savoir plus ? Contactez-nous.

Acheter un extincteur en fonction de la classe de feu

1. CLASSES DE FEU A ET B : EXTINCTEUR À MOUSSE, EXTINCTEUR À POUDRE ET EXTINCTEUR À CO²

Pour combattre les feux de classe A ou B, vous pouvez jeter votre dévolu sur un extincteur à mousse, un extincteur à poudre ou un extincteur à CO2.

Extincteur à mousse

Un extincteur à mousse fonctionne avec un mélange d’eau et de mousse. En empêchant l’apport d’oxygène aux flammes, la mousse étouffe le feu. L’extincteur à mousse a de nombreux avantages. Ce type d’appareil :

  • est facile à utiliser : il suffit de tirer la goupille, de viser la base des flammes avec le bec de l’appareil, d’appuyer sur la poignée et de bouger le tuyau de gauche à droite – nous vous conseillons de lire le manuel de l’extincteur avant de l’utiliser ;
  • provoque peu de dommages collatéraux pendant l’extinction ;
  • a une longue durée de projection ;
  • a un effet refroidissant, ce qui réduit le risque de redémarrage des flammes.

Il existe deux types d’extincteurs à mousse : l’extincteur à mousse ordinaire et l’extincteur à eau pulvérisée. Grâce au bec spécial de ce dernier, son jet pulvérisé n’est pas électriquement conducteur. Ainsi, l’extincteur à eau pulvérisée peut être utilisé sur des appareils soumis à une tension de 1 000 volts maximum. N’utilisez donc pas un extincteur à mousse ordinaire sur des appareils sous tension, car le jet plein peut provoquer un retour de flamme. Enfin, veillez à mettre les appareils hors tension après l’extinction et avant de commencer le nettoyage.

L’extincteur à mousse présente aussi quelques faiblesses : outre son prix, plus élevé qu’un modèle à poudre par exemple, il résiste très mal au gel.

Extincteur à poudre

Un extincteur à poudre vient à bout de nombreux types de feux, notamment ceux des classes A et B. Parmi les avantages de cet extincteur, notons qu’il :

  • est relativement bon marché,
  • résiste au gel
  • et peut être utilisé sur des appareils sous tension.

L’inconvénient, c’est que l’extincteur à poudre cause des dégâts : la poudre contient des produits chimiques et du sel, qui sont difficiles à nettoyer. Elle attire aussi l’humidité, ce qui augmente le risque de court-circuit et de dégâts irréversibles aux appareils électriques. Enfin, le risque de redémarrage du feu est plus important, en raison du très faible effet refroidissant de l’extincteur.

Extincteur à CO2

Un extincteur à CO2 ou à neige carbonique permet de combattre les feux naissants de classe B dans des situations où tout dommage collatéral doit être évité. Ce modèle convient donc aux appareils coûteux, armoires électriques et installations téléphoniques, et à une utilisation en cuisine. Mais l’extincteur à CO2 se montre tout aussi efficace sur les petits feux de produits liquides (classe B). Il contient du CO2 liquide, qui se transforme en gaz sous l’effet de la pression, le gaz étant alors refroidi à -80 degrés Celsius.

Attention, l’extincteur à CO2 n’est pas un extincteur « basique ». Chaque pièce (sauf la salle des serveurs) doit donc aussi être équipée d’un extincteur à mousse ou à poudre. Ainsi, vous pourrez combattre tout type d’incendie.

Les grands avantages d’un extincteur à neige carbonique sont :

  • l’extinction rapide et efficace des appareils sous tension,
  • l’absence totale de dégâts collatéraux
  • et sa résistance au gel.

Mais l’extincteur à CO2 a aussi quelques inconvénients. Son utilisation peut provoquer des gelures chez l’utilisateur, et le gaz est suffocant pour l’homme et l’animal. L’extincteur à neige carbonique est également plus lourd et donc plus difficile à manipuler que les autres types d’extincteurs. De plus, le produit est plus coûteux et se disperse rapidement. Enfin, l’utilisation d’un extincteur à CO2 augmente le risque de redémarrage des flammes et, par temps glacial, l’appareil peut même provoquer un choc électrostatique.

2. CLASSES DE FEU C ET D : EXTINCTEUR À POUDRE

Pour lutter contre les feux des classes C et D, vous pouvez utiliser un extincteur à poudre de la classe correspondante (C ou D). Les extincteurs à poudre de classe D sont parfois nommés « extincteurs de feux de métaux ».

3. CLASSE DE FEU F : EXTINCTEUR À MOUSSE OU POUR INCENDIE DE GRAISSE

Les feux d’huiles et de graisses s’éteignent avec un extincteur à mousse spécial ou extincteur pour incendie de graisse. Ce modèle projette une mousse, qui recouvre le liquide en feu d’une couche isolante, ce qui permet de le refroidir. Attention : vérifiez que l’objet contenant les huiles ou les graisses soit suffisamment froid avant de le déplacer. L’extincteur pour incendie de graisse convient aussi aux feux d’autres liquides (classe A).

4. EN RÉSUMÉ

Le tableau suivant vous fournit un aperçu pratique.

Classe de feu Poudre ABC Poudre D Mousse CO2 Incendie
de graisse
Eau
A X X X
B X X X
C X
D X X
F X X

Quel type d’extincteur pour quel lieu de travail ?

Maintenant que vous connaissez les différents types d’extincteurs, vous aurez compris que les extincteurs à mousse ou à poudre conviennent à un usage domestique, ainsi qu’aux bureaux et entrepôts sans matériaux particulièrement inflammables. Notons que les extincteurs à eau pulvérisée gagnent en popularité dans les entreprises industrielles et les bureaux.

Pour les espaces équipés d’appareils (électriques) coûteux, comme les locaux techniques et les cuisines professionnelles, les extincteurs à CO2 constituent le choix le plus logique. Les extincteurs pour incendie de graisse trouveront leur place dans les friteries, par exemple. Enfin, les extincteurs à poudre s’avèrent très efficaces sur les feux de véhicules.

Autres points de vigilance

Il va de soi qu’en choisissant votre extincteur, vous devrez tenir compte de facteurs environnementaux autres que les matériaux (inflammables) à proximité. Tous les appareils ne peuvent pas être suspendus dehors, par exemple. Si vous souhaitez pendre le vôtre à l’extérieur, choisissez un modèle dont le contenu résiste au gel et muni d’un revêtement résistant aux intempéries. Enfin, vous aurez peut-être besoin d’accessoires spécifiques, comme une housse ou un support aimanté permettant d’accrocher votre extincteur à une paroi métallique.

Manutan à votre service

N’hésitez pas à jeter un coup d’œil à notre boutique en ligne pour découvrir notre matériel de prévention et de protection incendie. Ou faites le plein d’inspiration dans nos billets de blog sur la sécurité incendie et la sécurité au travail en général. Envie d’en savoir plus sur nos extincteurs ? Vous ne savez pas bien quel appareil conviendrait le mieux à votre lieu de travail ? Contactez-nous, nos conseils sont sans engagement !

Par ailleurs, nous nous rendons volontiers sur place pour nous faire une idée du bâtiment et des travaux nécessaires. Ainsi, nous pouvons encore mieux vous conseiller au sujet de la sécurité incendie.

Pourquoi une bonne ventilation est-elle si importante au travail ?

Un air sain pour des travailleurs en pleine santé

Selon le Conseil supérieur de la santé, nous passerions aujourd’hui 85 % de notre temps dans des environnements intérieurs[1]. Or, si nous avons tendance à croire que rester « enfermés » nous protège des substances nocives de l’air pollué, rien ne serait moins vrai. D’après l’Agence flamande des Soins et de la Santé, les environnements intérieurs seraient même deux à dix fois moins sains que les environnements extérieurs et pourraient être à l’origine de nombreux soucis de santé.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) parlait d’ailleurs déjà dans les années 1980 de « syndrome de bâtiment malsain », qui se manifeste par des symptômes tels qu’une peau ou des yeux secs ainsi que des maux de gorge pouvant nuire au bien-être des travailleurs. À l’époque, l’OMS estimait que 10 % à 20 % des nouveaux bureaux des pays occidentaux présentaient des problèmes de qualité de l’air intérieur.

La santé humaine n’est toutefois pas la seule victime de la piètre qualité de l’air intérieur. La productivité des travailleurs en fait elle aussi les frais : une concentration élevée de CO2 dans l’air intérieur peut en effet provoquer maux de tête et fatigue, qui nuisent à l’efficacité au travail. Selon plusieurs études, les travailleurs qui ressentent une grande pression seraient nombreux à travailler dans un environnement à l’air de mauvaise qualité, tandis que leurs collègues profitant d’un air sain seraient moins sujets au stress. Les citoyens belges ont conscience que ces problèmes de qualité de l’air intérieur sont aujourd’hui loin d’être résolus. Plus de la moitié de la population admet même être insatisfaite de la qualité de l’air sur son lieu de travail[2].

L’heure est donc venue de reprendre les choses en main, y compris dans votre entreprise.

Mauvaise qualité de l’air intérieur : quelles en sont les causes ?

La pollution de l’air intérieur est due à l’ensemble de nos activités quotidiennes et aux objets avec lesquels nous entrons chaque jour en contact. Une cause majeure de pollution ne pourra cependant jamais être évitée : la présence dans l’air de CO2, une substance que nous expirons tous, mais qui n’est pas pour autant l’unique responsable de tous les maux. Parmi les autres causes de pollution de l’air intérieur, n’oublions pas les matériaux qui composent les bâtiments dans lesquels nous vivons ou encore les substances nocives telles que les détergents et pesticides. De même, fumer, cuisiner et se doucher sont des activités qui ont une incidence négative sur la qualité de l’air intérieur.

Les causes de la pollution de l’air intérieur ne sont toutefois pas à chercher systématiquement dans ou à proximité des espaces de vie. Les substances polluantes peuvent aussi venir de l’extérieur et de bien plus loin. C’est notamment le cas des particules fines émises par les voitures à moteur thermique ou encore des virus et des bactéries qui s’introduisent dans nos foyers et espaces de travail.

De l’importance de la qualité de l’air intérieur

La qualité de l’air intérieur n’a pas seulement trait à la présence ou non de substances nocives, mais aussi à son degré d’humidité et à la température ambiante. Certaines personnes citent même le niveau sonore comme quatrième facteur de qualité de l’air.

1. Un air sain

La présence ou non de polluants est sans nul doute le premier facteur qui influe sur la qualité de l’air intérieur. Une bonne ventilation des espaces de vie et de travail est donc cruciale, qu’elle soit assurée de manière naturelle ou par des systèmes de ventilation mécaniques.

La ventilation naturelle est la ventilation due aux courants d’air formés par les portes et fenêtres ouvertes, mais aussi par les grilles de ventilation présentes dans les châssis et façades. Les inconvénients liés à ce type de ventilation sont les pertes d’énergie calorifique ainsi que la mauvaise distribution de l’air frais qui entre dans le bâtiment.

La ventilation mécanique est due quant à elle à l’action d’un moteur qui assure l’extraction de l’air vicié vers l’extérieur via des gaines de ventilation. À vous de choisir la vitesse et la fréquence de renouvellement de l’air assurée par le système. Vous ne souhaitez pas ouvrir et fermer chaque jour vos portes et fenêtres ? Investissez alors dans un système de ventilation mécanique, mais attention : ce type de système doit être entretenu tous les six mois pour fonctionner de manière optimale.

Vous souhaitez investir dans un système un rien moins onéreux ? Un purificateur d’air est la solution qu’il vous faut. Vous trouverez dans notre assortiment des purificateurs adaptés aux bureaux et bureaux à domicile dans toutes les catégories de prix. Nous proposons en outre des aspirateurs portables, hottes, extracteurs et ventilateurs qui éliminent notamment les odeurs, vapeurs et substances nocives présentes dans les espaces de travail et entrepôts.

Saviez-vous qu’il existe aussi des systèmes de ventilation avec récupération de la chaleur ? Ces systèmes sont équipés de deux ventilateurs : l’un qui assure l’apport d’air frais à l’intérieur et l’autre qui extrait l’air vicié vers l’extérieur. Ce dernier transmet alors son énergie calorifique à l’air frais soufflé vers l’intérieur au sein d’un composant appelé « échangeur de chaleur ». Vous réduisez ainsi les pertes de chaleur et économisez de l’énergie.

2. Un degré d’humidité adéquat

L’air intérieur d’un espace de bureaux, d’un entrepôt ou d’un atelier ne peut être trop sec ou trop humide. Le maintien d’un degré d’humidité adéquat est notamment essentiel dans les entrepôts où sont stockées des marchandises périssables, puisqu’il s’agit de l’unique moyen de garantir de bonnes conditions de stockage et d’éviter la formation de moisissures ou l’apparition de problèmes respiratoires chez les travailleurs.

Pour maintenir le degré d’humidité souhaité dans un espace de travail, rien de tel que d’investir dans un déshumidificateur et/ou un humidificateur d’air.

3. Une température intérieure agréable

Outre l’absence de polluants et un degré d’humidité adéquat, une température ambiante agréable contribue elle aussi à la qualité de l’air d’un espace de travail. La température considérée comme idéale dépend naturellement d’un travailleur à l’autre, mais une température intérieure comprise entre 19 °C et 21 °C est considérée comme la plus agréable par une majorité d’individus.

La température minimale légale à maintenir dans un espace de travail est de 18 °C si les tâches effectuées sont légères et de 10 °C si les tâches sont lourdes. La température exacte doit cependant être adaptée à la nature précise des tâches réalisées ainsi qu’au type d’équipement de protection individuelle porté par les travailleurs.

Vos collaborateurs sont exposés à des températures fraîches, comme dans un atelier en plein hiver ou dans un entrepôt habituellement froid ? Un chauffage portable fera des merveilles dans une pièce de petite ou de moyenne taille. Les modèles à fuel sont quant à eux davantage adaptés aux grands espaces. Vous voulez éviter la formation de courant d’air dans votre entrepôt ? Des rideaux à lamelles sont alors ce qu’il vous faut !

Quant aux bureaux, ils sont bien souvent chauffés grâce à un système de chauffage central, mais de petits chauffages d’appoint peuvent aussi se révéler utiles en hiver. À l’inverse, des climatiseurs (mobiles) ou des ventilateurs seront souvent les bienvenus lors des chaudes journées estivales. Ce climatiseur, par exemple, fait même office de ventilateur, d’humidificateur d’air et d’ioniseur.

4. Un niveau sonore correct

Le bruit et une mauvaise acoustique sont source de nuisances pour de nombreux travailleurs. En plus de distraire le personnel et de nuire à sa productivité, ils stimulent la production des hormones du stress et peuvent ainsi provoquer des problèmes de santé. Conséquence ? Le taux d’absentéisme grimpe en flèche.

Évitez donc que vos salariés soient perturbés par des bruits environnants au bureau. Commencez par investir dans des cloisons de séparation et du mobilier acoustiques, puis dans d’autres accessoires ayant démontré leur utilité, tels que des casques multimédias. De bonnes protections auditives sont quant à elles indispensables pour le personnel actif dans des entrepôts et ateliers.

Mesurer pour mieux savoir

Rien de tel que de mesurer le taux de CO2 de l’air au travail pour en connaître le niveau de qualité. Selon un arrêté royal, cette concentration en CO2 ne peut dépasser une valeur de 900 ppm (parties par million) durant minimum 95 % du temps de travail. Idéalement, ce chiffre ne doit toutefois pas dépasser une valeur de 800 ppm.

La CO2, qui provient majoritairement de l’air que nous expirons, peut entraîner des problèmes tels que des maux de tête et de gorge et nuire au degré d’attention des travailleurs. Vous constatez que vos salariés souffrent d’une mauvaise qualité de l’air au travail ? Sortez votre détecteur de CO2 et assurez-vous de la bonne qualité de l’air ambiant.

Manutan vous vient en aide

Découvrez tous nos produits pour garantir un air intérieur sain au travail ainsi que la productivité de vos travailleurs. Vous ne trouvez pas ce que vous cherchez ou avez besoin d’informations supplémentaires ? Les collaborateurs de notre helpdesk se tiennent à votre disposition. Vous souhaitez obtenir des conseils personnalisés sur place ? L’équipe Manutan Projet vous aidera volontiers.

[1] https://www.health.belgium.be/fr/avis-8794-qualite-de-lair-interieur

[2] https://www.mensura.be/fr/blog/la-qualite-de-l-air-au-travail-impacte-la-sante-et-la-productivite

Les horaires flottants sont-ils bénéfiques pour la santé au travail ?

Les travailleurs européens et la flexibilité

Selon une étude de Dares publiée en 20181, 33 % des travailleurs européens travaillent le soir et 14 % d’entre eux disposent même d’un horaire de nuit. Par ailleurs, 39 % travaillent le samedi et 23 % le dimanche. Notez également qu’il existe d’importantes différences entre certaines régions : les horaires flexibles sont par exemple une pratique plus récurrente dans le nord de l’Europe que dans le sud. Ces chiffres reflètent les souhaits et les attentes des employés européens. Ceux-ci sont en effet des adeptes de la flexibilité, car ils peuvent plus facilement combiner leur vie professionnelle avec leur vie de famille, notamment pour éviter les heures de pointe. En arrivant à intégrer correctement cette flexibilité, les horaires flottants peuvent alors contribuer à un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie privée, au bien-être au travail et, par conséquent, à la productivité.

Les avantages des horaires flottants : une bonne santé au travail

Les employés heureux, qui se sentent bien à leur poste, sont généralement en meilleure santé. Dans le contexte actuel, qui devrait encore continuer plusieurs mois, les horaires flottants ont pu faire valoir l’un de leurs atouts majeurs : aider à endiguer la pandémie de coronavirus. Grâce aux horaires flexibles, de nombreux employés ont pu éviter de se retrouver au bureau au même moment. Il s’agit donc d’un moyen simple et efficace pour assurer la sécurité et la bonne santé de vos employés.

Les horaires flottants favorisent la productivité

Grâce aux horaires flottants et au travail en shift, les travailleurs peuvent adapter leurs heures de travail en fonction de leur rythme circadien, aussi appelé horloge biologique. Certains collaborateurs se montreront en effet plus productif le matin, tandis que d’autres travaillent mieux la nuit. Sachez par exemple que 25 % de la population sont plutôt des personnes matinales, qu’un autre 25 % sont plutôt des oiseaux de nuit et que les 50 % restants n’ont aucune préférence. Si vous ne respectez pas votre horloge biologique, votre organisme pourrait bien vous le faire ressentir sous forme de stress et/ou d’anxiété, et même de fatigue.

À l’inverse, si vous parvenez à calquer votre rythme de travail sur celui de votre horloge biologique, à savoir au moment au vous êtes le plus productif, vous vous sentirez en pleine forme et gagnerez en confiance en vous. Vous tirerez donc une plus grande satisfaction de votre travail. Comme vous êtes plus productif, vous serez par ailleurs plus enclin à dégager du temps libre pour pratiquer un sport, organiser des activités en famille ou d’autres personnes après les heures de travail.

Aménagement des horaires de travail : un travail minutieux

Les horaires flottants présentent certes des avantages, mais il importe toutefois que vous vous preniez des mesures de prévention pour protéger la santé de vos collaborateurs tout en assurant leur productivité. Veillez donc à ce qu’ils bénéficient de suffisamment d’heures de sommeil et qu’ils mangent sainement.

Comme nous vous le disions, pensez à adapter les horaires flottants au rythme biologique de vos collaborateurs pour qu’ils ne se sentent pas déboussolés. Un rythme biologique bouleversé s’accompagne de changements du métabolisme et du système hormonal, ce qui peut avoir un effet néfaste sur le cycle du sommeil, les habitudes alimentaires et la santé de manière générale. Des horaires flexibles qui ne conviennent pas aux besoins de votre employé peuvent causer une fatigue chronique chez ce dernier et conduire à une prise de poids (en raison d’un métabolisme ralenti, d’une ingestion élevée de graisses et de sucres et d’une diminution de l’activité physique). De plus, le collaborateur court le risque de s’éloigner de sa famille, ses amis et ses collègues, et donc de ne pas trouver son équilibre entre vie privée et professionnelle.

Horaires flexibles : les mesures à prendre

Pour veiller à la santé et à la sécurité de vos employés, nous vous conseillons d’impliquer le département RH, le médecin du travail, l’administration locale, le conseiller en prévention et tous les collaborateurs dès l’élaboration de ces nouveaux horaires. Une première étape vers une implémentation réussie est d’encourager vos employés à prendre part à ce nouveau système. En effet, travailler selon des horaires flottants doit se faire sur base volontaire. Les collaborateurs connaissent bien leur rythme biologique et sont donc plus à même d’estimer les heures de travail qui correspondent à leur situation personnelle. Il est également primordial que les horaires flexibles n’exercent aucun effet néfaste sur la charge de travail (d’un) des membres de l’équipe ou qu’ils empêchent le respect des échéances.

Les règles relatives aux horaires flexibles

Il va de soi que les employeurs ne peuvent pas déroger aux dispositions légales en vigueur pour les horaires flottants. Dans la législation européenne, la Directive  indique les aménagements du temps de travail pour les travailleurs européens. Ceux-ci bénéficient donc d’une période de repos d’au moins 11 heures entre deux shifts, le temps de travail de nuit ne peut pas dépasser 8 heures et la durée de travail par semaine ne peut excéder 48 heures (sur une période de 4 mois).

Toutefois, cette réglementation et les mesures de prévention nécessaires prises par l’employeur ne protègent pas totalement le travailleur contre les risques liés au manque de sommeil. Si vous êtes une personne matinale ou un oiseau de nuit, sachez que les shifts du matin ou du soir ont un impact sur la durée et la qualité de votre sommeil. En moyenne, un adulte doit dormir 7 heures par jour. Veillez aussi à prévoir du temps pour que vos employés puissent manger. Ce sont les horaires qui doivent être flexibles, pas les repas.

Manutan se tient à votre disposition

Découvrez tous nos produits pour un environnement de travail flexible sur notre webshop et parcourez nos autres articles de blog sur le travail malin et efficace où vous pourrez puiser l’inspiration. Vous n’avez pas trouvé ce que vous cherchiez ou vous avez besoin d’informations supplémentaires ? Dans ce cas, le helpdesk de Manutan se tient à votre disposition.

 

1 Source: dares.travail-emploi.gouv.fr/sites/default/files/pdf/de_220_comparaisons_europeennes_des_durees_du_travail.pdf

Télétravail : comment éviter les risques liés au travail assis

L’un des principaux avantages du télétravail est le temps de trajet qui est réduit pour se rendre au travail, voire totalement gagné. Ce point positif va malheureusement de pair avec l’un des plus gros inconvénients du télétravail : les travailleurs restent alors plus longtemps assis sur leur chaise et bougent donc beaucoup moins.

Les dangers du travail assis 

Rester assis de longues heures durant peut présenter des risques nocifs pour votre santé.

Les risques physiques du travail assis 

Le travail assis augmente les risques de maladies cardiovasculaires (pression artérielle élevée, déficience cardiaque), de troubles métaboliques, comme le diabète de type 2, d’obésité et bien plus encore. Depuis le début de la crise, les troubles musculosquelettiques (TMS) ont également grimpé en flèche. Pourquoi ? Parce que le télétravail a contraint les employés à improviser un espace de travail chez eux, qui est souvent loin d’être adapté au corps humain. On constate même chez les jeunes de la plupart des pays européens un nombre croissant de douleurs musculaires et articulaires.

Quand le télétravail devient une solution à long terme

Soyons clairs : quelques jours de télétravail ne déformeront pas votre corps pour le reste de votre vie. Des symptômes peuvent en revanche apparaître avec le temps. Si vous n’y êtes pas attentif, les effets négatifs d’une position assise prolongée peuvent avoir des conséquences désastreuses. Aujourd’hui, nous passons pas moins de 15 % de temps en plus dans une position assise. Ce temps supplémentaire est suffisant pour avoir des répercussions sur notre métabolisme. L’O.M.S. met d’ailleurs en garde contre l’inactivité physique, responsable de 10 % des décès en Europe. Il s’agit même du quatrième facteur de mortalité dans le monde et la cause principale des décès évitables à l’échelle planétaire, devant la cigarette.

Pour continuer à tirer une satisfaction personnelle et professionnelle du télétravail, mais aussi rester en pleine forme, il est donc conseillé de ne pas rester assis plus de sept heures par jour, même dans une posture correcte. Évitez également de rester sur votre chaise plus d’une demi-heure. Pour ce faire, imposez-vous des règles et forcez-vous à garder un bon équilibre entre vie privée et vie professionnelle. N’oubliez pas : un esprit sain dans un corps sain !

Travail assis : remplacez vos temps de pauses par de l’exercice physique 

Les réunions, les discussions entre collègues et les pauses-déjeuner sont autant d’occasions pour vous dégourdir les jambes lorsque vous êtes au bureau. En télétravail, ce genre d’interactions est tout bonnement impossible, surtout avec toutes les réunions en ligne auxquelles vous devez assister. Il est donc d’autant plus important de mettre à profit votre temps libre entre deux tâches pour faire un peu d’exercice.

Pensez à aller vous dégourdir les jambes toutes les trente minutes afin de diminuer votre pression artérielle, votre taux de cholestérol et votre pourcentage de masse graisseuse, sans oublier de stimuler votre système immunitaire. En bougeant régulièrement, vous rendez le télétravail plus agréable et vous veillez à exploiter pleinement votre autonomie.

Télétravail : respectez un horaire fixe 

Le télétravail peut donner l’impression que vous devez être disponible à toute heure de la journée. Faites attention à ce genre de comportement si vous ne voulez pas passer plus de temps derrière votre écran que vous ne le souhaitez. Tenez-vous aux horaires de travail normaux et encouragez vos collègues à en faire de même.

Évitez de grignoter pendant le télétravail 

Un autre danger du télétravail est le grignotage excessif. Quoi de plus facile que de vous rendre dans votre cuisine à n’importe quelle heure de la journée et de vous récompenser avec un petit en-cas sucré ? Ajoutez-y la sensation d’être socialement coupé du monde, et la tentation de grignotage devient bien trop forte. Le télétravail peut donc diminuer votre niveau d’activité physique et faire baisser l’énergie que vous brûlez, mais il peut aussi vous amener à développer des habitudes alimentaires irrégulières à base de produits mauvais pour votre santé, car excessivement caloriques. Veillez donc à adopter une alimentation saine et équilibrée que vous mangez à heures régulières.

Limitez le temps d’écran en dehors des heures de travail

Comme vous passez la majeure partie de votre journée derrière un écran, il importe qu’une fois vos heures de travail terminées, vous ne restiez pas rivé sur votre smartphone, votre tablette, votre télévision. Ces appareils vous encouragent à rester assis et parfois pire, à vous coucher. Pour vous détendre, il n’y a rien de mieux que de faire peu d’exercice physique, de jouer avec vos enfants ou de vous mettre aux fourneaux. Des activités saines pour terminer en beauté une journée de travail productive, ce n’est pas cela qui manque !

Dispositions légales pour la prévention des risques liés au travail assis 

Les entreprises ont un devoir de résultat en ce qui concerne la santé mentale et physique de leurs employés, quelle que soit la situation. C’est pourquoi elles doivent adapter leurs mesures à chaque condition de travail, telle que la récente crise sanitaire. L’employeur est donc tenu de respecter son obligation d’information et d’inciter ses collaborateurs à rester le moins possible assis pendant les heures de télétravail. Pour ce faire, vous pouvez encourager vos employés à :

  • passer leurs coups de fil debout ;
  • rester debout au moins une demi-heure chaque jour ;
  • aller se promener pendant la pause-déjeuner, d’emprunter les escaliers plutôt que l’ascenseur et d’utiliser un bureau debout (celui-ci devant être fourni par l’employeur) ;
  • faire de l’exercice physique (pour ce faire, prévoyez des douches et des vestiaires au bureau, un abonnement à la salle de sport ou le remboursement de la cotisation à un club de sport). Pourquoi ne pas élaborer aussi un programme de séances de sport en ligne ou avec un coach ?

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Flex office et télétravail : vers un réaménagement de l’espace de travail

Le Flex office et le télétravail : deux solutions bien connues

En 2018, lorsque le monde n’était pas encore en crise sanitaire, le secteur tertiaire européen connaissait déjà une forte croissance du nombre d’espaces professionnels flexibles, comme l’indique une étude menée par le conseiller en immobilier JLL.1 Ces cinq dernières années, la part de bureaux flexibles a grimpé chaque année de 25 % à 30 %, pour occuper aujourd’hui 5 % de l’immobilier tertiaire européen.

Les flex office, la solution d’avenir

Vous ne serez pas étonné d’apprendre que la crise de la COVID-19 n’a fait qu’accélérer ce phénomène. Si, de leur côté, la plupart des employés montrent une préférence pour le télétravail et le bureau à domicile, les entreprises privilégieraient quant à elles le travail flexible comme solution d’avenir. Déjà en 2016, les conclusions d’une étude menée par le conseilleur immobilier Cushman & Wakefield montraient que 89 % des grandes entreprises européennes examinaient différents environnements de travail flexibles ou avaient dans l’idée de réaménager leurs espaces de travail.

Une étude de 2018 des conseillers immobiliers Savills en Workthere2 a par ailleurs confirmé cette tendance, en annonçant que la part des flex offices sur le moyen terme devrait augmenter de quinze pour cent et même de vingt pour cent sur le long terme dans les vingt plus grandes villes d’Europe. Bien qu’à l’heure actuelle, c’est-à-dire après le pic le plus élevé de la crise sanitaire, nous ne disposions pas de données d’études, il semblerait que le nombre de flex offices augmente plus vite que ces prévisions.

Répondre à la demande en flexibilité

Réaliser des économies financières n’est pas la seule raison qui pousse les entreprises à réaménager leurs bureaux. Il en existe bien d’autres, tout aussi importantes, qui expliquent pourquoi le travail flexible a gagné ses lettres de noblesse. Depuis que la crise sanitaire a fait du télétravail la norme, la plupart des employés ne souhaitent plus revenir à leur ancienne façon de travailler. Selon une étude menée en 2020 et publiée à nouveau par Cushman & Wakefield, 73 % des employés souhaiteraient conserver un mode de travail flexible.1

Cette flexibilité passe principalement par l’endroit où l’employé souhaite travailler : de chez lui, dans un espace de coworking ou aux bureaux de la société. C’est ce choix qui va redéfinir l’espace de travail. Pourquoi les travailleurs doivent-ils encore effectuer chaque jour les trajets entre leur domicile et leur lieu de travail ? Quel espace de travail favorise la concentration ou l’interaction entre les collègues, notamment pour poser des questions sur un projet ? Quel lieu et quel aménagement stimulent l’implication, la productivité, le bien-être et la qualité de vie au travail ? En résumé : quelle est aujourd’hui la fonctionnalité du bureau et quelle est sa valeur ajoutée ?

Travail flexible : le bureau comme espace de réunion et d’interaction

Le télétravail ainsi que les nombreux outils de collaboration (en ligne) ont repoussé les murs de l’espace de travail. Différentes études indiquent que le télétravail a permis d’augmenter la productivité et l’implication des collaborateurs. De tels résultats viennent donc balayer l’idée qu’un travailleur doit disposer de son propre espace de travail physique. Place désormais au flex office ! Un bureau où l’espace peut servir à la fois de lieu de rencontre, de réunion et de travail pour tous les employés.

Le Nouveau Travail : à la maison et au bureau

À l’avenir, les bureaux ressembleront davantage à des hubs au profit de la collaboration, où les employés peuvent se rencontrer, se réunir ou suivre des présentations importantes de leurs collègues. Le bâtiment devient alors une enseigne pour l’identité de l’entreprise, ou corporate identity. Une idée que partage également Ludovic Delaisse, Managing Director de Cushman & Wakefield France : « Les bureaux sont les poumons d’une entreprise, le cœur battant de l’interaction sociale entre collaborateurs ».

Le bureau comme symbole de votre entreprise

Le bâtiment abritant vos bureaux est donc plus que jamais le symbole de votre culture d’entreprise, un lieu où règne la cohésion sociale et qui génère ce sentiment d’appartenance. N’oubliez pas que cet espace peut également servir de vitrine pour les visiteurs. Il importe dès lors que les espaces soient aménagés de façon modulaire, d’y prévoir des pièces polyvalentes et de créer une ambiance à la fois conviviale et décontractée. Dites adieu aux entreprises obsolètes avec des bureaux à perte de vue, place aujourd’hui aux flex offices et au télétravail. Les éléments centraux de l’aménagement de l’espace sont désormais l’accueil, la présence de quelques salles de réunion, d’un agréable réfectoire, d’espaces calmes et de lieux où les collaborateurs peuvent se détendre entre deux réunions productives.

Le bureau, cette arme supplémentaire dans la guerre des talents

Plus que jamais, les espaces au bureau doivent présenter une plus-value comparés à d’autres environnements de travail, comme les espaces de coworking ou un bureau à domicile. Pour continuer à attirer des talents, les employeurs doivent trouver l’équilibre parfait entre la flexibilité et la cohésion entre les travailleurs. Votre bâtiment peut vous offrir un atout supplémentaire : utilisez-le pour promouvoir votre employer brand. Une entreprise qui propose à la fois du télétravail tout en mettant à disposition des bureaux où peuvent travailler les (nouveaux) collaborateurs est beaucoup plus séduisante qu’une société archaïque qui n’a pas su évoluer avec son temps. Vos bureaux reflètent également le succès de votre entreprise. Aujourd’hui, il n’est plus nécessaire de proposer à tous vos collaborateurs un espace physique où ils peuvent travailler au même moment. En revanche, vous pouvez prévoir un endroit agréable et confortable dont ils sont fiers et qui leur permet de travailler dans de bonnes conditions.

Manutan se tient à votre disposition

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1 Source: www.jll.fr/fr/etudes-recherche/recherche/espaces-flexibles-effet-de-mode-ou-lame-de-fond
2 Source: www.savills.fr/etudes-and-opinions/savills-news/278911/le-flex-office-gagne-du-terrain-partout-en-europe—workthere
3 Source: www.cushmanwakefield.com/en/insights/covid-19/the-future-of-workplace

Les soft skills à l’ère du travail flexible

Pour gagner en efficacité, le lean management se sert d’indicateurs permettant d’évaluer de manière précise les prestations des entreprises. Ces prestations ne sont toutefois pas atteintes par les sociétés à proprement parler, mais par des individus (travailleurs) qui possèdent chacun et chacune leurs propres compétences. L’importance accordée aux soft skills, des compétences comportementales plutôt difficiles à évaluer, devrait donc croître dans les années à venir, et ce, malgré l’automatisation grandissante des processus de travail.

Oui oui, vous avez bien lu ! Contre toute attente, l’automatisation pousse aujourd’hui les entreprises à placer les qualités humaines de leurs travailleurs au centre des priorités. Les soft skills se basent avant tout sur la capacité des individus à cerner leur propre environnement de travail et à interagir de manière positive avec celui-ci. Puisqu’un nombre croissant de tâches sont automatisées, les entreprises ne parviennent plus à se démarquer de la concurrence grâce à une simple exécution correcte de ces tâches et doivent donc miser sur leur personnel pour garder un avantage concurrentiel. Les travailleurs doivent pouvoir anticiper les demandes des clients, mais aussi offrir les services et produits de l’entreprise de manière à répondre à leurs attentes exactes.

Les soft skills, l’intelligence artificielle et l’automatisation

Dans un rapport de 2018 consacré à l’intelligence artificielle (IA), le mathématicien français Cédric Villani confirme que : « le développement des compétences sociales, relationnelles et créatives est indispensable si nous voulons garantir la complémentarité des individus et de l’IA. »1

En effet, il est évident que les technologies numériques actuelles entraînent une obsolescence rapide de certaines compétences techniques. Une statistique permet de le démontrer de manière claire : selon l’OCDE, une compétence technique acquise durant les années 1970 restait d’actualité durant environ 20 ans, alors que la plupart des compétences techniques acquises de nos jours sont déjà obsolètes après un an.

En revanche, il semble peu probable que les soft skills soient amenées un jour à perdre de leur valeur. Les entreprises ne sont plus seulement des lieux où sont fabriqués et développés des produits et services, mais aussi des lieux d’interaction sociale et de rencontre entre les individus.

La crise du coronavirus et la popularité croissante du télétravail n’ont d’ailleurs fait que confirmer cette évolution. Au cours des derniers mois, nous avons tous été contraints de réorganiser notre vie quotidienne et de revoir nos habitudes de travail, faisant preuve d’une flexibilité jusqu’alors sans égal. Cependant, pour que les travailleurs conservent cette flexibilité fraîchement acquise, il est essentiel qu’ils soient aussi capables de s’autoformer. Dans les années à venir, cette compétence se hissera même au rang de soft skill la plus importante, sans compter qu’elle se marie parfaitement à l’approche de lean management appliquée par les entreprises en quête d’amélioration permanente.

De manière générale, les soft skills peuvent être classées en trois catégories :

  • Les compétences d’ordre personnel : motivation au travail, capacité d’adaptation, résistance au stress, indépendance et organisation.
  • Les compétences d’ordre social : communication, empathie, écoute et esprit d’équipe.
  • Les compétences d’ordre méthodologique : gestion du temps, respect des échéances, esprit analytique et compétences numériques.

Les cinq soft skills essentielles

Chaque année, LinkedIn dresse son top 5 des soft skills les plus convoitées par les employeurs.2 Le classement n’a plus évolué depuis 2019.

1. La créativité

La créativité d’un individu témoigne avant tout de sa capacité à penser autrement. Grâce à des travailleurs créatifs, vous pourrez offrir des produits novateurs qui se démarquent sur un marché à la fois ultracompétitif et parfois homogène. De plus, une bonne dose de créativité permettra de développer des méthodes de travail plus efficaces au sein de votre entreprise.

2. La force de persuasion

La force de persuasion, c’est savoir transmettre ses idées de manière claire et rapide à son interlocuteur. Cette compétence précieuse requiert non seulement de l’empathie, mais aussi une dose non négligeable d’intelligence relationnelle ; des qualités indispensables pour se mettre à la place de l’autre, comprendre ses réticences et adapter son discours dans l’environnement professionnel.

3. La collaboration

À l’ère du télétravail, des flex offices et des horaires flottants, il est essentiel de savoir comment collaborer de manière efficace (que ce soit face à face ou à distance) et comment créer des relations de confiance qui nourrissent l’esprit d’équipe. De plus, il est aujourd’hui important de savoir cerner la complémentarité des qualités de différents collaborateurs.

4. La capacité d’adaptation

La capacité d’adaptation d’un travailleur n’est autre que sa capacité à penser de manière positive et à développer une certaine ouverture d’esprit. Ces qualités sont particulièrement appréciées compte tenu des nombreuses évolutions actuelles dans le monde du travail.

5. L’intelligence émotionnelle

Nos émotions impactent continuellement les personnes qui nous entourent. Si nous ne parvenons pas à les contrôler, nous risquons donc de nuire à la dynamique de groupe qui régit les relations avec nos collègues. Cela signifie-t-il qu’il faut refouler totalement ses émotions ? Loin de là ! Les exprimer avec mesure et écouter ce que les autres ont à dire témoigne d’une grande humanité, en plus de favoriser la confiance et l’empathie. En résumé : les émotions sont la colle qui permet de souder une équipe. Il suffit d’apprendre à les exprimer de manière raisonnable en fonction des circonstances.

Comment les soft skills sont-elles perçues dans les différents pays ?

Par le biais de son Parlement et de sa Commission, l’Union européenne a dressé une liste de recommandations générales mettant en lumière huit compétences clés indispensables à une bonne employabilité et à l’intégration sociale.3 L’accent y est principalement mis sur les soft skills, à savoir :

  • les compétences en lecture et en écriture ;
  • le multilinguisme ;
  • les compétences numériques et technologiques ;
  • les compétences mathématiques, scientifiques et en ingénierie ;
  • les compétences interpersonnelles et l’aptitude à acquérir de nouvelles compétences (« apprendre à apprendre ») ;
  • la citoyenneté active ;
  • l’entrepreneuriat ;
  • et la sensibilité et l’expression culturelles.

Bien que ces recommandations visent l’ensemble des pays de l’Union européenne, gardons à l’esprit que des différences de perception peuvent exister entre les divers pays membres.

Selon une étude du site d’emploi Joblift4, il ressort en effet que les grands pays européens accordent une importance variable aux différentes soft skills. Les recruteurs français, par exemple, s’intéressent principalement aux compétences individuelles (autonomie, sérieux) et interpersonnelles des candidats. Quant aux recruteurs « germaniques » (Royaume-Uni, Allemagne), ils sont avant tout en quête de candidats loyaux et dévoués qui possèdent de bonnes compétences communicationnelles. Néanmoins, malgré ces divergences locales, il apparaît aussi que certaines soft skills transcendant les frontières géographiques, à commencer par un bon esprit d’équipe.

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1 Giving meaning to artificial intelligence, for a national and European strategy, Cédric Villani, 2018
2 www.linkedin.com/pulse/top-soft-skills-2021-jenifer-lambert?trk=public_profile_article_view
3 ec.europa.eu/education/education-in-the-eu/council-recommendation-on-key-competences-for-lifelong-learning_en
4 theundercoverrecruiter.com/importance-of-soft-skills/

L’avènement des bureaux flexibles

Bien avant la pandémie de coronavirus, les flex office attiraient déjà beaucoup l’attention. En 2018, une étude de Savills and Workthere1 avait conclu que la demande en poste de travail flexible au niveau mondial était supérieure à celle en immeubles commerciaux. Cette année-là, le nombre de personnes à la recherche d’un bureau flexible s’élevait à 9,9 %, un pourcentage près de trois fois plus élevé que trois années auparavant. L’Europe comptait alors une superficie de 830 000 m² en bureaux flexibles.

Les espaces de travail flexibles se situent principalement dans les grandes villes, telles que Paris, Londres ou encore Berlin, mais des villes « secondaires » montrent également un intérêt croissant. Aujourd’hui, 25 % des recherches en flex office visent des espaces de coworking.

Comment organiser un flex office ?

Un flex office, ou bureau flexible, peut prendre plusieurs formes. Les employés peuvent en effet se partager à tour de rôle un même poste de travail, en fonction du jour de la semaine, ou alors un grand espace est mis à la disposition de tous et personne n’a de place fixe.

Toutefois, il existe une solution entre les deux : un espace ouvert sans place attribuée, mais dans lequel chaque département a son espace déterminé. Il est ainsi possible de maintenir une interaction constructive entre les différentes divisions.

Afin de garder un esprit d’équipe optimal, vous avez également la possibilité de combiner vos espaces de travail à des lieux de détente. Difficile de travailler efficacement dans une si grande pièce ? Vos équipes peuvent alors être transférées dans d’autres espaces plus petits, comme :

  • Des cabines téléphoniques où elles peuvent passer leurs coups de fil.
  • Des banquettes de réunion où les employés peuvent se rassembler et discuter confortablement.
  • Des « espaces de concentration » où les employés peuvent travailler de manière optimale.
  • Une pièce où trouver l’inspiration, qui invite à la création et qui servirait notamment d’espace où organiser les sessions de brainstorming.

L’agencement de votre flex office dépend évidemment de son utilité, de la nature du travail qui y est effectué et de la disposition de votre équipe à passer à un travail moins assis.

De faibles coûts pour les entreprises

Pour les entreprises, le flex office s’avère souvent être une solution intéressante parce qu’elle est plus avantageuse sur le plan financier que les grands espaces de bureau. Comme il a besoin de moins de postes fixes, il a logiquement besoin de moins d’espace. Bien que les postes de travail flexibles dépendent de la popularité du télétravail et du besoin de changement ressenti par certains employés, ils s’installent progressivement dans les sociétés. En 1980, une grande entreprise prévoyait en moyenne 40 m² d’espace personnel, contre 15 m² à l’heure actuelle.2

Différentes études menées avant la pandémie de coronavirus ont montré qu’au moins 50 % des employés n’ont pas besoin de leur propre bureau s’ils disposent du matériel nécessaire pour travailler d’où ils veulent.3

Le flex office : indissociable du télétravail

Le grand gagnant de cette période de la COVID-19 est sans aucun doute le télétravail : la majorité des travailleurs souhaitent, après la crise, continuer à travailler de chez eux un ou plusieurs jours par semaine4. Toutefois, quels en sont les avantages pour l’employeur et quelle est l’utilité d’un poste de travail personnel si la plupart des places ne sont pas nominatives ? Ce sont des questions essentielles, surtout pour les managers.

Soutenir les travailleurs est essentiel

Comme nous le disions plus haut dans cet article, l’inconvénient des bureaux flexibles est qu’ils rendent l’espace de travail assez impersonnel. Il se peut qu’ils soient la source de plus de stress chez les employés, parce que ceux-ci ne parviennent pas à instaurer leurs habitudes journalières. Heureusement, la solution se trouve dans le côté flexible du télétravail. En effet, il n’y a rien de plus personnel et de routinier que de travailler depuis sa propre maison ! Dès qu’une personne se sera habituée à travailler régulièrement chez elle et à alterner entre le travail au bureau ou à distance, tout le monde pourra garder ses petites habitudes. Ainsi, vous veillez à ce que vos employés soient plus heureux au travail et vous leur donnez le sentiment qu’ils gèrent eux-mêmes leur espace de travail.

Certains apprécient avoir des contacts sociaux au travail, d’autres préfèrent rester confortablement chez eux. La plupart des travailleurs voudraient aussi pouvoir alterner entre ces deux possibilités. Ce sentiment de liberté ressenti face à un tel choix montre une forme incroyablement puissante d’autonomie. Plus encore, il donne une forte impression de contrôle. Comme le souligne Gaëtan de Lavilléon, docteur en neurosciences, ce sentiment particulier est lié à une satisfaction professionnelle et de meilleures performances.5

Pour veiller à ce que tous les employés soient favorables au flex office, il s’avère judicieux de stimuler cette sensation de contrôle. Dans le cas contraire, les travailleurs voudront uniquement travailler de chez eux. Impliquez donc votre personnel dans la conception et l’aménagement de leur poste de travail flexible. L’entreprise AirBnb est d’ailleurs en parfait exemple en la matière, comme en témoignent ses excellents résultats et, surtout, ses bureaux uniques.6

Vous voulez éviter que des employés ne rouspètent contre la perte de leur poste de travail personnel ? N’hésitez pas à leur rappeler que les flex office leur offrent l’opportunité d’apprendre à mieux connaître tous leurs collègues. Il importe par ailleurs de ne pas voir un bureau flexible comme un poste où un employé travaille, mais aussi comme un endroit agréable où tout le monde aime s’installer, discuter et rigoler.

Un flex office en guise de hotspot pour le travail collaboratif

Quand il s’agit de travail flexible, nous pouvons dire que le constructeur automobile Peugeot fait office de précurseur en la matière. Au printemps dernier, l’entreprise a annoncé que les employés pouvaient retourner physiquement au bureau à peine 1,5 jour par semaine. Cette règle vaut pour l’ensemble des 40 000 employés, à l’échelle internationale. Mais comment est-il possible de rester le plus productif et compétitif possible avec si peu de contact ? Xavier Chéreau, vice-président exécutif et chef du développement HR chez PSA explique7: « Si j’ai une journée de travail en présence physique avec mes équipes, je leur demanderai de ne pas ouvrir leur ordinateur portable ni leur téléphone. Il s’agit de se concentrer sur cette séance de créativité, d’échanges de décisions que nous aurons à prendre ensemble. »

Voilà un exemple d’espace de travail transformé en hotspot pour le travail collaboratif et ce, grâce au flex office. La performance n’est pas l’élément recherché par le bureau flexible, mais il invite plutôt à la rencontre des autres et à la discussion. Le travail plus calme des employés peut quant à lui être réalisé à la maison, dans un espace de coworking ou derrière leur propre bureau.

Travail flexible : partie intégrante d’une nouvelle culture d’entreprise

Avec un flex office, l’essentiel n’est plus tellement de prester des heures au bureau, mais de respecter des échéances. Tous les employés s’organisent comme ils le veulent en fonction de ces deadlines. Du moment que la collaboration au sein de l’équipe et la qualité du travail accompli ne sont pas mises en péril, évidemment.

De nouveaux services font également leur apparition afin d’aider les entreprises à passer au flex office. Via l’application Moffi, les utilisateurs peuvent par exemple consulter les espaces de travail qui sont libres ou occupés. Au besoin, l’application propose des espaces de coworking disponibles dans les environs. Les employés peuvent également l’utiliser pour indiquer chaque jour s’ils viennent travailler au bureau ou s’ils télétravaillent. Cette dernière fonctionnalité est particulièrement pratique pour les managers, car quelques clics leur suffisent pour obtenir une vue d’ensemble du nombre d’employés présents physiquement au bureau.

Comme nous vous le disions, le flex office influence aussi le rôle des managers. Ils font davantage office de médiateurs qui doivent rassembler les équipes afin de concrétiser certaines ambitions, d’observer les objectifs et échéances clairs, de maintenir la bonne ambiance dans le groupe et d’insuffler la confiance auprès des employés. Bref, ils sont les piliers sur lesquels repose la nouvelle flexibilité.

De l’importance de l’hygiène dans un flex office

Si le flex office offre nombre d’avantages, il s’accompagne aussi de plusieurs défis. Comme personne n’a de place déterminée au bureau, les employés sont totalement mélangés. Plus il y a de collègues, plus les bactéries et virus peuvent circuler et plus les risques d’infection et d’absentéisme augmentent. C’est pourquoi il est primordial de veiller à conserver l’espace de flex office dans état de propreté irréprochable. Pour ce faire, il est recommandé de nettoyer au moins une fois par jour le bureau à l’aide des produits d’entretien habituels. Demandez également à vos travailleurs flexibles de mettre eux-mêmes la main à la pâte dans le nettoyage et de se savonner régulièrement les mains. Avec l’employeur, ils sont également responsables de l’état de propreté du bureau.

Au besoin, vous pouvez instaurer quelques règles comme :

Si tout le monde respecte les procédures et si les employés s’habituent au concept, le travail flexible vous promet alors un avenir radieux dans votre entreprise. Un espace de travail ne sera plus jamais le même.

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1 www.savills.fr/etudes-and-opinions/savills-news/278911/le-flex-office-gagne-du-terrain-partout-en-europe—workthere
2 www.leparisien.fr/economie/salle-de-creativite-box-telephonique-quiet-room-la-revolution-au-bureau-02-06-2019-8084460.php
3 Observatoire Actineo, 2019 report on the quality of life at work
4 nos.nl/nieuwsuur/artikel/2387275-fnv-slechts-10-procent-werknemers-wil-na-corona-helemaal-terug-naar-kantoor
5 The blog of neuroscience experts, 12 April 2019.
6 www.want.nl/werkgever-van-het-jaar-airbnb-toont-hoe-je-een-kantoor-moet-inrichten/
7 Interview with Xavier Chéreau, Le Point, 11 May 2020
www.lepoint.fr/economie/ressources-humaines-comment-le-covid-19-revolutionne-psa-11-05-2020-2374932_28.php

Télétravail : le Lean Management au service de l’humain

Même s’il s’inspire du système de production déployé par les usines Toyota, le concept de Lean Management a été forgé aux États-Unis. Les américains James P. Womack, Daniel T. Jones et Daniel Roos, professeurs au MIT (Massachusets Institute of Technology) ont été les premiers à présenter une réflexion aboutie à travers leur livre à succès Le système qui va changer le monde, publié au début des années 90.

Lean Management, performances et crise sanitaire

Le Lean Management répond à trois objectifs majeurs :

  • Renforcer la rentabilité de l’entreprise.
  • Améliorer la qualité de ses produits ou de ses services.
  • Optimiser les délais de fabrication.

Ces objectifs répondent finalement à des enjeux de productivité et visent à alléger les organisations pour les rendre toujours plus performantes, dans une optique d’amélioration continue de la qualité. Entre les nouveaux protocoles sanitaires liés au travail en présentiel dans les entreprises et la poursuite du télétravail d’une partie des effectifs, le lean Management est donc au cœur des nouveaux enjeux des entreprises.

Qui dit performance dit aussi mesure et pilotage de la performance. Par conséquent, toute démarche Lean réclame d’être accompagnée d’indicateurs précis et quantifiables, capables d’identifier les axes d’amélioration. Par exemple, il peut être judicieux de mesurer avec précision le temps nécessaire à la mise sur le marché d’un nouveau produit. Mais aussi de mesurer l’éventuelle augmentation de la productivité favorisée par le télétravail, ou de déterminer de quelle manière le travail à distance entraîne de nouvelles modalités de collaboration.

Le lean Management au service de la santé et de la sécurité au travail

Il serait toutefois très hasardeux de laisser ces indicateurs – aussi indispensables soient-ils – s’ériger en unique baromètre de la démarche Lean. Le risque est d’aboutir à des organisations normées et standardisées, susceptibles de se gripper au moindre aléa. La prise en compte des indicateurs de performance est certes incontournable, mais elle ne doit pas faire l’économie de l’approche immatérielle de la productivité. A trop se focaliser sur les gains de productivité, le risque est de finir par pressuriser les équipes et d’aboutir finalement à des résultats contraires à ceux attendus.

Le risque est également de créer un environnement de travail rigide et stressant, laissant peu de place à l’autonomie et à l’innovation. Quel que soit l’environnement de travail, dans des bureaux,  en entrepôt, ou à domicile, une approche trop rigoriste peut favoriser l’émergence de risques psychosociaux ou la progression des TMS, ces fameux Troubles Musculo-squelettiques, qui pèsent lourdement sur la santé et la sécurité au travail. A cet égard, le Lean management ne peut se concevoir sans une attention particulière accordée à l’ergonomie et à l’aménagement des postes de travail, mais aussi à l’autonomie des équipes, que ce soit dans les locaux des entreprises comme à domicile.

Lean Management et intelligence collective

En effet, la démocratisation du télétravail pose clairement la question de l’autonomie des collaborateurs. Avec elle, se pose aussi la question de la réactivité et de la vitesse d’exécution. En cas d’imprévu, les équipes dont les membres travaillent à distance les uns des autres doivent être capables de réagir vite. Cela suppose un effort d’adaptation permanent et une capacité à apprendre de leurs erreurs précédentes. En ce sens, la créativité, la flexibilité et l’agilité sont au cœur de la démarche Lean, laquelle a tout à gagner à tirer parti de l’intelligence collective. A cet égard, l’enjeu pour les équipes à distance est de tirer le meilleur parti des outils collaboratifs mis à leur disposition. L’implication et l’engagement sont au cœur du sujet. La bonne nouvelle est que toutes les études s’accordent à dire que l’engagement et la productivité des salariés tendent à augmenter avec le télétravail.

Lean management et gestion de l’humain

Quel que soit l’environnement de travail, à distance ou dans les locaux de l’entreprise, l’enjeu du Lean Management est bel et bien de mettre l’humain au centre des organisations. De ne pas le percevoir comme une ressource ajustable, mais comme une richesse immatérielle difficilement quantifiable. Pour y parvenir, l’approche managériale est bien évidement déterminante. Elle peut notamment reposer sur les principes suivants :

  • Privilégier l’approche globale

Réduire l’entreprise à ses simples enjeux de rentabilité et de productivité n’est pas suffisant. Il faut tenir compte au contraire de toute ses composantes, qu’elles soient économiques, humaines, environnementales, sociales ou sociétales.

  • Donner du sens à l’action

Pour chacun d’entre nous, le sens que l’on donne à nos actions quotidiennes constitue l’un des principaux éléments de motivation. Il est donc essentiel que chacun, à son niveau, soit au clair sur les objectifs qui lui sont assignés, ainsi que sur les moyens mis à sa disposition pour les atteindre. Cette démarche de clarté est indispensable à la réussite de l’action collective.

  • Créer les conditions de la confiance et du dialogue

La valorisation des collaborateurs, la reconnaissance de leur travail est une autre source essentielle de motivation. Au contrôle excessif, préférez l’écoute, le dialogue et la confiance.

Au final, le Lean Management se veut une démarche avant tout humaine, indissociable de la notion de bien-être au travail. Cette approche considère que c’est à l’environnement de travail de s’adapter à l’humain, plutôt que l’inverse. A l’heure où les organisations sont confrontées à des bouleversements majeurs, ce principe trouve toute sa pertinence.

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