Bien trier ses déchets en période de crise sanitaire

Hygiène

En période de crise sanitaire, les équipements jetables sont très efficaces pour protéger les salariés des risques infectieux. Ils renforcent également le caractère incontournable du tri sélectif dans les entreprises. En plus de constituer une obligation légale, le tri et la collecte des déchets participent à la santé et à la sécurité au travail, mais aussi à la démarche RSE des entreprises.

Masques usagers, gants jetables, mouchoirs en papier en abondance, vêtements de protection à usage unique, etc… Autant de nouveaux déchets qu’une entreprise doit collecter en période de crise sanitaire. Avec toujours plus de précautions pour éviter que ses collaborateurs ne touchent une surface potentiellement infectée. 

Crise sanitaire et tri sélectif

Pour limiter les risques, le matériel sans contact doit être privilégié. Par exemple, en plus d’être ergonomiques et de prévenir les TMS, les poubelles mobiles à pédale ont l’avantage de s’ouvrir avec une simple pression du pied, sans aucun contact avec les mains. Et pour vos sacs poubelles, utilisez des supports et des colliers de serrage. Ils vous éviteront là aussi d’entrer en contact avec le contenant une fois rempli, de manière à limiter les risques infectieux.

Qui dit déchets dit aussi tri des déchets. Or dans ce domaine, force est de constater que la crise sanitaire a eu des effets négatifs. « Avec l’urgence sanitaire, les entreprises ont fait moins d’efforts pour respecter les différents flux et trier » observe par exemple Jean-Marc Boursier, directeur général adjoint de Suez.

Pourtant, depuis le 1er janvier 2018, toutes les entreprises d’au moins 20 salariés doivent opérer le tri sélectif selon la règle des 5 flux : les déchets papier, métal, plastique, verre et bois doivent être triés dans des containers séparés. Bien sûr, cette obligation n’est pas remise en cause par le contexte sanitaire. Au contraire, face aux nouveaux déchets générés par la crise du coronavirus, les entreprises sont plus que jamais encouragées à créer des « Points d’Apport Volontaire », avec des containers adaptés à chaque déchet. Là encore, pour vos poubelles comme pour vos containers, misez sur l’ergonomie ! Un couvercle à fente est parfaitement adapté aux déchets en papier, tandis qu’un trou rond incite à y jeter ses canettes et autres bouteilles. En plus d’éviter d’entrer en contact avec un agent infectieux, vous rendrez votre tri encore plus efficace !

Crise sanitaire et démarche RSE

Saviez-vous qu’en temps normal, 130 kg de déchets par salariés sont produits chaque année en France ? Au total, les activités de bureau génèrent 2,4 millions de tonnes de déchets annuels. Il y a fort à parier que ce tonnage augmentera sous l’effet des mesures de prévention liées au Covid-19.

Avant la crise sanitaire, selon l’association ZéroWaste France, 96 % des salariés étaient prêts à changer certaines procédures de travail pour mieux trier. Profitons du bouleversement majeur des habitudes de travail provoqué par l’épidémie de Covid-19 pour renforcer la vigilance de tous à l’égard du tri ! A l’instar des mesures de prévention épidémique, la réduction de l’empreinte écologique est elle-aussi l’affaire de tous ! Elle demande donc l’attention de chacun.

Tri sélectif et culture d’entreprise

Parce qu’ils relèvent de la démarche RSE de l’entreprise, le tri des déchets et le recyclage participent de la qualité de vie au travail. Ils sont également facteurs de sens. Or pour l’immense majorité des salariés (81%), le sens au travail est directement lié à la coopération et au travail d’équipe (26 %), aux valeurs de l’organisation (26 %) ainsi qu’à l’activité du quotidien (29 %)[1]. Coopération, valeurs de l’organisation, activité du quotidien, tels sont finalement les facteurs de réussite d’une action ambitieuse de tri et de recyclage par les entreprises.

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[1] Etude Deloitte, Sens au travail ou sens interdit, un questionnement majeur pour les salariés, 2019

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