10 choses à savoir avant de poser vos congés d’été et de partir en vacances

Conseils

Les derniers mois ont été particulièrement éprouvants pour tous les salariés. La Covid-19 a remodelé les modes de vie et les habitudes de travail entre confinement, télétravail, couvre-feu et limitation de déplacement. Associée à la levée progressive des restrictions, la période estivale est plus que jamais attendue comme une véritable bouffée d’oxygène. Mais pour profiter de l’été qui vient en toute sérénité, encore faut-il vous assurer au préalable de pouvoir poser vos congés d’été. Voici les 10 choses à savoir pour partir en vacances l’esprit tranquille.

Congés d’été : 10 choses à savoir avant de partir en vacances

Règles générales pour les congés d’été

Chaque mois travaillé donne droit à 2,5 jours ouvrables de congés payés, soit 30 jours par an. Ce droit est valable pour tous les salariés, quelle que soit leur ancienneté, et s’ajoute aux autres jours de repos prévus par les conventions collectives (RTT, congés d’ancienneté…).

La période de référence pour l’acquisition des congés s’étend généralement du 1er juin de l’année précédente au 31 mai de l’année en cours. L’employeur a l’obligation d’informer ses collaborateurs des modalités de prise des congés estivaux, qui doivent pouvoir être pris entre le 1er mai et le 31 octobre. Un salarié peut poser jusqu’à quatre semaines sur cette période. L’employeur ne peut pas refuser à un salarié de prendre ses congés pendant cette période légale.

Puis-je prendre mes congés d’été quand j’en ai envie ?

En théorie, l’employeur peut imposer les dates de congés, notamment dans les secteurs où l’activité ralentit fortement en été (comme en août).

En pratique, la pose des congés fait souvent l’objet d’une concertation entre le salarié et l’employeur. Prévenir votre manager suffisamment tôt facilite l’organisation et la répartition des absences, tout en assurant la continuité de l’activité.

Si vous travaillez en binôme, pensez à vous coordonner avec votre collègue pour éviter les chevauchements. Cela augmentera vos chances d’obtenir un accord favorable.

En cas de désaccord, l’employeur peut refuser les dates demandées, mais il doit respecter les règles fixées par les conventions collectives ou accords de branche, qui précisent souvent l’ordre des départs selon des critères comme l’ancienneté, la situation familiale ou le type de contrat.

Quels sont les publics prioritaires pour les congés d’été ?

Les salariés ayant des enfants à charge de moins de 18 ans sont prioritaires pour poser leurs congés pendant les vacances scolaires. De même, les couples mariés ou pacsés travaillant dans la même entreprise peuvent bénéficier d’un congé simultané.

L’ordre de priorité peut aussi tenir compte des dates de congés du conjoint, notamment dans le secteur public où certaines professions (enseignants, personnel administratif…) ont des périodes fixes. L’ancienneté est également un critère déterminant en cas de conflit sur les dates.

Les salariés à temps partiel peuvent bénéficier d’un aménagement spécifique, tout comme ceux concernés par des activités saisonnières (ex. : vendanges).

L’employeur doit prendre en compte ces situations tout en assurant le bon fonctionnement de l’entreprise. Il doit également communiquer clairement les règles de prise de congés : délai de prévenance, durée, fractionnement, etc.

Des situations particulières (enfant en situation de handicap, personne dépendante au foyer…) peuvent aussi être prises en compte. Il est donc essentiel d’en informer l’employeur à l’avance.

Comment optimiser mes congés d’été ?

Vous n’avez pas assez de congés payés pour partir trois semaines ? Pensez à accumuler vos RTT (notamment ceux acquis pendant la période Covid) pour les ajouter à vos congés d’été.

Autre astuce : poser vos congés autour des jours fériés pour créer des ponts et prolonger vos périodes de repos. Attention toutefois, toutes les conventions collectives ne le permettent pas : renseignez-vous en amont.

Vous pouvez également accoler vos payés à des jours fériés et ainsi bénéficier de ponts qui vous permettront de profiter de moments de repos bienvenus. Là encore, renseignez vous en amont sur les accords collectifs prévus, toutes les ne reconnaissant pas ce droit.

Puis-je prendre des sans solde l’été ?

Si vous manquez de jours ouvrables de payés pour rejoindre vos amis ou votre famille cet été, vous pouvez, en accord avec votre, solliciter des sans solde. La législation n’encadre pas particulièrement ces non rémunérées, même si des conventions collectives en précisent bien souvent les modalités.

Votre n’est pas tenu d’accepter cette requête. Le sujet étant assez délicat, tout dépendra de la relation que vous entretenez avec lui. Le cas échéant, pensez à l’en informer bien à l’avance pour éviter de le mettre au pied du mur.

Combien de jours de puis-je prendre au maximum ?

Vous souhaitez effectuer un long road trip dans l’Ouest américain et avez besoin d’utiliser quasiment tous vos de payé accumulés ? C’est possible… ou presque. Un peut utiliser au maximum quatre semaines de payés pendant la période de référence, la cinquième semaine de payés n’entrant pas dans ce cadre. Il sera ainsi possible de poser au maximum 24 jours de consécutifs pour les d’été.

Problèmes de santé : que se passe-t-il si je tombe malade pendant mes d’été ?

Si vous tombez malade avant vos congés, un arrêt maladie peut justifier le report de vos jours de repos. Ce report est valable même si les congés étaient imposés.

En revanche, si vous tombez malade pendant vos congés, vous ne pourrez pas les reporter, sauf disposition spécifique. Vous percevrez toutefois une indemnité compensatrice de congés payés, cumulable avec les indemnités journalières de la Sécurité sociale.

Suis-je obligé de poser des pendant la période d’été ?

Non, vous n’êtes pas obligé de poser tous vos congés entre mai et octobre. Toutefois, le Code du travail impose de prendre au moins 12 jours consécutifs pendant cette période.

Dans la pratique, certains accords permettent de reporter vos congés sur l’année suivante. Cela peut être utile si vous préférez partir hors saison ou si vous attendez plus de visibilité (ex. : restrictions sanitaires).

Puis-je poser des la première année ?

Pour les qui viennent de changer d’, la question des d’été est souvent taboue. Ils souhaitent généralement faire leurs preuves et n’osent pas toujours faire la démarche. Pourtant, dans la majorité des cas, il est tout à fait possible de partir en d’été sans avoir nécessairement l’obligation d’effectuer une première période de référence complète.

Le peut alors utiliser ses par anticipation en accord avec l’ et à condition bien sûr d’avoir déjà cumulé assez de depuis le début de son contrat. Un arrivé le 1er avril pourra ainsi bénéficier de 10 jours de s’il souhaite partir en août (2,5 jours par mois cumulés pendant quatre mois au sein de l’). De nombreuses qui ferment leurs portes l’été imposent par ailleurs à leurs nouvellement arrivés la prise de anticipés.

Puis-je reporter mes d’une année sur l’autre ?

L’ n’est nullement tenu d’accepter votre demande de report de d’une année sur l’autre. Les non posés au 31 mai sont perdus en théorie et l’ n’est pas obligé de les payer. Des exceptions existent selon les conventions collectives.

Un compte épargne peut notamment être mis en place dans certaines . La cinquième semaine de peut faire l’objet d’un report dans le cadre d’une création d’entreprise ou d’un congé sabbatique. Le report de peut également être à l’initiative de l’ (même s’il ne peut pas vous l’imposer) ou d’un commun accord avec votre patron.

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